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Astro-F, renommé Akari depuis sa mise en orbiteorbite, est un satellite d'astronomie haute performance dans l'infrarouge. Il a décollé du Japon le 21 Février 2006, pour se placer deux semaines plus tard sur une orbite polaire, à environ 700 kilomètres d'altitude. Ses missions : cartographier le ciel pendant six mois, avec une sensibilité, une résolutionrésolution spatiale, et dans une gamme de longueurs d'ondeslongueurs d'ondes inégalées, puis se focaliser sur des régions de l'espace plus précises. Il devrait permettra aux astronomesastronomes de mieux comprendre les processus de formation et d'évolution au sein de l'UniversUnivers...

Les équipements

ASTRO-F est équipé d'un télescope refroidi d'environ 70 centimètres de diamètre et de deux instruments, un instrument dans l'infrarougeinfrarouge lointain (FIS) et une caméra infrarouge (IRCIRC), qui permettront de cartographier l'intégralité du ciel dans six longueurs d'ondes de l'infrarouge. Ces instruments effectueront également des observations photométriques et spectrométriques détaillées de cibles astronomiques choisies dans 13 bandes dans la gamme des longueurs d'ondes comprises entre 2 et 180 micromètresmicromètres.

La mission

Pendant la phase de cartographie, ASTRO-F dressera une carte complète de notre galaxiegalaxie dans l'infrarouge avec ses pépinières d'étoiles, qui ne sont observables que dans le domaine de l'infrarouge parce que leur lumièrelumière visible est obscurcie par la poussière qui les entoure.

ASTRO-F détectera également les étoilesétoiles mortes à proximité du système solairesystème solaire ainsi que les étoiles avortées que sont les naines brunesnaines brunes, émettant une faible lueur dans l'infrarouge. Le satellite recherchera en outre des systèmes planétaires situés jusqu'à une distance de 1000 années lumières du SoleilSoleil et permettra d'étudier leur formation à partir des disques de poussière et de gazgaz qui enveloppent les protoplanètes.

La cartographie générale du ciel devrait à elle seule conduire à la découverte d'un million de galaxie. ASTRO-F étudiera par ailleurs la structure de l'Univers à grande échelle, en observera les objets les plus lumineux qui s'écartent rapidement de notre galaxie et examinera la formation des étoiles dans les galaxies proches et lointaines.

Dans le cadre d'observations sélectionnées, ASTRO-F fournira une couverture complète, dans plusieurs longueurs d'ondes, d'une grande variété de sources, telles que des astéroïdesastéroïdes du système solaire, des naines brunes, des disques de débris et des étoiles situées dans notre galaxie ou dans des galaxies voisines, et étudiera par ailleurs de multiples sources extragalactiques.

Une collaboration internationale

ASTRO-F est le fruit d'une véritable coopération internationale. Le satellite a été développé par l'Agence japonaise d'exploration aérospatiale (ISAS/JAXA) avec la participation des Universités de Nagoya et de Tokyo, de l'Institut national de recherche dans le domaine des technologies de l'information et de la communication (NICT) ainsi que d'autres universités et instituts japonais. Sont également impliqués la Corée du Sud, l'ESAESA, un consortium d'universités britanniques (Imperial College London, Open University, Université du Sussex), financé par le Conseil britannique de la recherche en physiquephysique des particules et en astronomie (PPARC), ainsi que l'Institut néerlandais de recherche spatiale (SRON) et l'Université de Groningue (Pays-Bas).

Le soutien de l'ESA en matièrematière de stations sol sera géré par le Centre européen d'Opérations spatiales (ESOC). Le Centre européen d'Astronomie spatiale de l'ESA (ESAC) est quant à lui chargé de la reconstitution du pointage et du soutien aux utilisateurs pour le temps d'observation attribué aux Européens.

(Source : ESA)