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Toulouse, ville d'accueil de Galileo

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Face à Munich, Rome et Barcelone, c'est la candidature de Toulouse qui a été retenue. Parlons-nous des jeux Olympiques de 2012 ou 2018 ? Non ! Il est question du siège du concessionnaire de Galileo, futur concurrent européen du célèbre système américain de navigation par satellite GPS.

Vue d'artiste de GIOVE A, premier satellite de la phase de validation de Galileo Crédits : ESA
Le système de navigation par satellite européen Galileo Il devrait être opérationnel en 2008 (Crédits : ESA)

La fratrie Galileo s'attaque au marché de la navigation par satellite

Le guidage des trains et des voitures, l'atterrissage des avions, les données de sa position partout dans le monde (du moins, jusqu'au Cap Nord) au mètre près, la gestion des opérations de secours. Tels seront, entre autres, les rôles de la future constellation Galileo, qui devrait compter 30 satellites - 27 titulaires et 3 remplaçants, postés sur trois plans d'orbites circulaires moyennes (MEO) de 23616 kilomètres d'altitude, et inclinées de 56 degrés par rapport à l'équateur.

La principale nouveauté de ce système par rapport au GPS ? La possibilité pour les satellites d'envoyer un signal en retour aux utilisateurs, comme par exemple dans le cas d'appels de détresse. Pour la première fois, les membres de la confrérie Galileo pourront envoyer aux bateaux perdus en mer un rassurant « Votre appel a été détecté, les secours sont en train de s'organiser ». Une première !

La Cité de l'Espace de Toulouse, ville d'accueil de la concession Galileo (Courtoisie de la Mairie de Toulouse)

La Ville Rose, terre d'accueil de la concession Galileo

Alors que l'ESA entend lancer Giove-A - le premier satellite de la constellation Galileo - fin décembre, et Giove-B l'année prochaine (voir l'article Les premiers satellites Galileo s'appelleront GIOVE  ), Toulouse vient d'être choisie par les membres du consortium regroupant Alcatel , Inmeccanica, EADS, Thales, Inmarsat, Aena, Hispasat et TeleOp, pour accueillir le siège de la concession de Galileo. Toulouse, forte de son prestigieux passé spatial, est dopée par la présence de grandes entreprises du secteur, comme le CNES et Alcatel Alenia Space, et par ses grandes écoles d'ingénieurs telles Supaero et l'Ensica. C'est donc sans surprise que le « premier pôle spatial européen » a été choisi pour accueillir le siège de la concession, au détriment des autres villes candidates, comme Rome et Barcelone.

Dans le même temps, Londres a été élue pour accueillir les opérations, l'Allemagne et l'Italie deux centres de contrôle (GCC), et l'Espagne assurera le support des opérations et des applications civiles critiques (comme le suivi du trafic ferroviaire et aéronautique).

Dominique de Villepin est immédiatement monté au créneau pour féliciter cette décision : «Cet accord reconnaît à la France un rôle important dans le programme Galileo. Il conforte le rôle essentiel que le pôle de Toulouse joue en matière d'espace et d'aéronautique. Les retombées économiques, très importantes, concernent aussi bien les emplois directs du siège que ceux liés aux applications industrielles futures du programme

L'entreprise Alcatel a déclaré pour sa part que « le siège social de la Concession Galileo débutera ses opérations dès 2006. Le contrat de la concession sera finalisé avec les autorités de Bruxelles au cours de cette même année. Cette décision est un jalon important dans le développement et la réalisation du programme Galileo. C'est aussi la reconnaissance de l'expertise technique et du savoir-faire implanté à Toulouse. »

 Les impacts sur la Ville Rose de cette nouvelle ? 100 à 150 nouveaux emplois créés immédiatement, mais surtout une forte attraction des PME qui ont misé sur la navigation par satellite, un marché promis à un bel avenir (Le Figaro chiffre la création de 150 000 emplois sur 20 ans, dont 10 000 à 15 000 pour la seule région toulousaine...).

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