Développée par l’entreprise française, Dracula Technologies, LAYER® est une solution d’impression de modules photovoltaïques organiques à base d’encres conductrices. Le dispositif fonctionne aussi bien avec les rayons du soleil que la lumière artificielle. Il peut alimenter toutes sortes d’objets connectés basse consommation. Une alternative durable aux piles et aux batteries.
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Que ce soit dans la vie quotidienne des particuliers ou dans l'industrie, les objets connectés sont de plus en plus répandus. Des étiquettes électroniques aux multiples capteurscapteurs (appareils électroménagers, équipements médicaux ou industriels...), il est question de plusieurs milliards d'appareils communicants à l'échelle de la planète. L'institut Gartner évalue à 50 milliards le nombre d'objets connectés à l'horizon 2020. Autant dire, demain...

Or, ces appareils fonctionnent pour la plupart sur piles ou batteries qu'il faut bien remplacer à un moment ou un autre. Cela représente un coût financier mais aussi environnemental très élevé. Il existe des solutions d'alimentation alternatives, basées sur la récupération d'énergieénergie, qu'elles soient solaire, éolienneéolienne, thermique, vibratoire, cinétique ou chimiquecinétique ou chimique... Et parmi celles-ci, la technologie LAYER® (Light As Your Energetic Response) de l'entreprise française, Dracula Technologies, a retenu notre attention.

Il s'agit d'un procédé d'impression à jet d'encre qui permet de fabriquer des modules photovoltaïques organiques qui vont pouvoir alimenter des objets connectés basse consommation. L'entreprise,  installée à ValenceValence (Drôme), utilise des encres conductrices qu'elle a formulées à partir de composants organiques. « Notre technologie ne nécessite aucune terre rare », nous précise Hugo Poudrel, responsable marketing de Dracula Technologies. 


Le module photovoltaïque Layer® se compose de cinq couches qui peuvent être déposées sur des substrats souples afin d’épouser la forme d’un objet. © Layer, Dracula Technologies

Des partenariats avec Enedis, Orange Lab et Safran

L'impression d'un module photovoltaïque superpose cinq couches d'encres conductrices, les deux extrémités faisant office d'électrodesélectrodes. L'un des grands avantages du procédé est qu'il permet d'imprimer sur des supports souples pour épouser diverses formes et ainsi se conformer au design de l'objet à alimenter.

Par ailleurs, le système consomme très peu de matière : à peine un gramme d'encre pour un mètre carré de panneau photovoltaïquepanneau photovoltaïque, nous a-t-on indiqué. En outre, il a l'avantage de pouvoir fonctionner aussi bien à la lumièrelumière du soleilsoleil qu'avec un éclairage artificiel. « On peut fournir une alimentation à l'échelle du microwatt », ajoute notre interlocuteur. Le stockage de l'énergie se fait via un condensateurcondensateur ou un supercondensateur.

Les conditions lumineuses auxquelles sont exposés les objets connectés étant très diverses, Dracula Technologies a travaillé avec le CNRS de Marseille sur une base de donnéesbase de données des universunivers lumineux qui sert à calibrer la fabrication des modules photovoltaïques. « Selon le type d'éclairage, on ne met pas en œuvre les mêmes matériaux », précise Brice Cruchon, le P.-DG de l'entreprise. 

LAYER® cible plusieurs secteurs clés tels que l'e-santée-santé, les transports, les bâtiments industriels ou encore le suivi de marchandises. L'entreprise finalise actuellement des prototypes qu'elle développe en partenariat avec de grands groupes comme Enedis, Orange Lab et SafranSafran. Des expérimentations en conditions réelles auront lieu l'année prochaine.