C'est un véritable drame qui s'est produit ce samedi 1er octobre, en Indonésie. Suite à un match de football entre deux équipes rivales historiques, des mouvements de foule ont été provoqués par l'arrivée de supporters sur le terrain et l'intervention de la police. Les affrontements et la panique qui a suivi ont provoqué la mort d'au moins 125 personnes. Mais comment est-ce possible ?

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Samedi 1er octobre, deux clubs rivaux de la même régions s'affrontent lors d'un match de football. À la fin du match, des supporters mécontents de l'équipe perdante envahissent le terrain, puis la police intervient. Les affrontements conduisent à des mouvements de foule meurtriers, qui font au moins 125 victimes et des centaines de blessés. Près de 42.000 spectateurs étaient présents ce jour-là, pour une capacité du stade de 38.000 personnes.

De tels événements, bien qu'ils soient particulièrement meurtriers, ne sont pas rares. Ils se produisent majoritairement autour de trois thèmes : les rassemblements religieux, les matchs de football, ou pour faire la fête, comme dans des festivals de musique. L'accumulation d'une grande quantité de personnes dans un petit espace peut créer ce qu'on appelle des bousculades, des mouvements collectifs lorsque la foule devient incontrôlable. Le plus meurtrier recensé s'est produit en 2015, à La Mecque en Arabie Saoudite, avec près de 2.000 personnes décédées parmi les 2 millions de pèlerins.

Au-delà de 6 personnes par mètre carré, les mouvements de foule peuvent être mortels

Tout est une question de densité de personnes : en-dessous de 6 personnes par mètre carré, la distance entre chaque individu permet de ne pas transmettre chaque petit mouvement à son voisin. Mais passé ce seuil, tous les mouvements se propagent dans la foule, si bien que des vaguesvagues se créent, et parfois s'entrechoquent ! C'est ce qu'on appelle les tremblements de foule.

Si la densité était bien inférieure durant le match qui s'est déroulé en Indonésie, la panique créée par l'affrontement entre les supporters et les forces de police a créé des agglomérats de personnes en fuite au niveau des sorties et des barrières. Et là, le nombre d'individus accumulés dans un petit espace était si grand que l'oxygène est venu à manquer. Dans des cas comme celui-là, impossible de lutter contre le mouvement collectif : une seule chute peut en entrainer des dizaines, voire des centaines d'autres par effet domino. Et parfois, impossible de se relever, au risque de finir piétiné par la foule en panique.