Les conditions qui règnent dans la région dans laquelle orbite Arrokoth sont telles que l’astéroïde a conservé, peu ou prou, l’aspect qu’il avait lors de sa formation, au moment de la naissance de notre Système solaire. Son étude permet aux astronomes d'en apprendre un peu plus sur la manière dont les planètes se sont formées. © Mopic, Adobe Stock

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Arrokoth, l’objet le plus éloigné jamais visité, livre des secrets sur la formation des planètes

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Il y a plus d'un an, la sonde New Horizons croisait à proximité d'Arrokoth, un astéroïde glacé situé aux confins de notre Système solaire. Les milliers d'images et de données qu'elle a alors enregistrés sont toujours en cours d'exploitation par les astronomes. Et elles révèlent aujourd'hui de nouvelles perspectives sur la formation des planètes.

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[EN VIDÉO] Découvrez Arrokoth, l'astéroïde le plus lointain jamais exploré  Le jour de l’an 2019, à plus de six milliards et demi de kilomètres de la Terre, la sonde New Horizons frôlait à plus de 50.000 km/h l’astéroïde 2014 MU69. Surnommé Ultima Thulé, il est l’objet le plus lointain jamais exploré et aussi le fossile de la formation du Système solaire le plus préservé à être approché par l’Homme. 

Arrokoth est l'objet le plus lointain à n'avoir jamais été approché par un engin spatial. Il se balade à près de 6,5 milliards de kilomètres de notre Planète. Dans une région où les astéroïdes glacés dans son genre sont légion. Et les premières images de ce vestige de la formation de notre Système solaire, capturées le 1er janvier 2019 par la sonde de la Nasa New Horizons, ont révélé, il y a quelques mois de cela, qu'il se compose de deux lobes dont la surface apparaît lisse et uniforme.

Et si les astronomes s'intéressent tant à la façon dont Arrokoth a pu se former, c'est parce qu'il est comme une capsule temporelle qui les emmène jusqu'aux premiers instants de notre Système solaire. La manière dont il a vu le jour, il y a au moins quatre milliards d'années, pourrait les renseigner sur la manière dont se sont formées les planètes que nous connaissons aujourd'hui.

Une formation toute en douceur

Ainsi, en exploitant des données de plus en plus haute résolution, toutes récupérées de la sonde New Horizons, et des simulations informatiques sophistiquées, les astronomes ont pu préciser, dans une suite de trois articles scientifiques, l'âge, la composition et la manière dont Arrokoth s’est formé : à partir de deux objets proches qui se sont mis en orbite à faible vitesse - environ 15 km/h - et qui ont lentement fusionné.

De quoi, selon les chercheurs, exclure l'hypothèse d'une formation de type accrétion hiérarchique. Mais l'orienter plus vers une naissance à la faveur de l'effondrement gravitationnel de nuages plus denses de particules solides dans la nébuleuse solaire primordiale. Un scénario confirmé par l'uniformité de la surface d'Arrokoth tant en matière de couleur que de composition, ainsi que par la forme aplatie et l'alignement remarquable des pôles et des équateurs des deux lobes qui forment l'astéroïde.

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