Dans l’escarcelle de Parker Solar Probe, la mission qui sonde la couronne solaire, plein de belles et grandes découvertes. L’une d’elles : l’insaisissable traînée de poussières laissée par Phaéton, le corps céleste qui alimente la plus belle pluie d’étoiles filantes de l’année, les Géminides.

Cela vous intéressera aussi

[EN VIDÉO] Comète 2l/Borisov : quel est cet objet interstellaire ? Dans ce petit film, nous vous racontons l’histoire de la comète interstellaire 2I/Borisov. Une histoire qui débute, pour nous Terriens, fin août 2019 quand nous l’avons croisée du regard pour la première fois, mais qui a commencé il y a des dizaines ou des centaines de millions d’années, voire même plus… car nous ne connaissons pas encore l'âge de cet objet venu d’ailleurs.

Ce n'est pas encore Noël mais Parker Solar Probe, la sonde qui « frôle » le SoleilSoleil pour étudier son environnement turbulent, a déjà beaucoup gâté les scientifiques ces derniers jours avec une salve de résultats très attendus et autant de surprises.

Voir aussi

La sonde Parker Solar Probe bouleverse l'énigme de la couronne solaire

Un autre cadeau, exceptionnel, vient d'être dévoilé lors des rencontres de l'American Geophysical Union (AGU) par des chercheurs de la NasaNasa : la traînée de poussières laissée par l'un des plus petits sujets du Soleil, Phaéton. Cela fait des années que les astronomesastronomes la recherchent et la voilà enfin, l'empreinte de ses jets de débris dans le cosmos.

Sur cette image prise par Wispr de la sonde Parker Solar, la traînée de débris laissés par Phaéton. © Brendan Gallagher, Karl Battams, NRL
Sur cette image prise par Wispr de la sonde Parker Solar, la traînée de débris laissés par Phaéton. © Brendan Gallagher, Karl Battams, NRL

L’extrême sensibilité de l’instrument Wispr

Ces images prises avec l'instrument très sensible Wispr (Wide-Field Imager for Solar Probe) mettent en évidence pour la première fois une colonne de débris longue de 20 millions de kilomètres et large de 100.000 kilomètres. « Nous avons calculé une massemasse de l'ordre d'un milliard de tonnes pour l'ensemble de la traînée, ce qui n'est pas autant que ce à quoi nous nous attendions pour les GéminidesGéminides, mais bien plus que ce que Phaéthon produit près du Soleil, explique Karl Battams. Cela implique que Wispr n'a vu qu'une partie du flux des Géminides -- et non la totalité --, une partie que personne n'avait jamais vue ou même ne se doutait qu'elle était là, c'est donc très excitant ! » a-t-il souligné.

Mesurant environ six kilomètres de diamètre, 3200 PhaétonPhaéton est un probable ancien noyau de comètecomète dont l'orbiteorbite actuelle le conduit près de la TerreTerre et, au périhéliepérihélie, à quelque 21 millions de kilomètres de notre étoile. Fils de Hélios dans la mythologie grecque, Phaéton est le père, l'astre-parent, des belles et lumineuses Géminides qui émerveillent chaque année -- les nuits du 13 et 14 décembre -- les observateurs les plus courageux sortis dans la fraîcheur nocturnenocturne pour les admirer. Un spectacle qui ne déçoit jamais : une moyenne de 50 à 60 météores par heure s'abattent sur l'atmosphèreatmosphère lors du pic d'activité depuis les premières observations de l'essaim météoritiquesessaim météoritiques en 1833. Les Géminides sont considérées comme l'une des plus belles pluies d'étoiles filantesétoiles filantes de l'année.

Voir aussi

Pluie d’étoiles filantes : ne manquez pas les Géminides !