Le premier toucher de Philae sur sa comète a été photographié depuis la sonde Rosetta. On distingue l'atterrisseur quelques minutes avant qu'il ne vienne heurter le sol à quelques kilomètres à l'heure.

En analysant les images prises par RosettaRosetta lors de l'atterrissage de Philae sur la comètecomète 67P/Churyumov-Gerasimenko, mercredi 12 novembre, l'Esa n'a pas seulement repéré le nuagenuage de poussières soulevé par l'engin lors de son premier toucher. Un examen détaillé a montré deux formes fugitives. L'une, affirme l'Esa, est celle de Philae lui-même et l'autre serait son ombre sur le sol.

L'atterrissage a eu lieu très près de l'endroit prévu mais, on le sait, l'engin a rebondi, faute d'ancrage immédiat, dans la très faible gravitégravité locale (environ un cent millième de la pesanteur terrestre). C'est un kilomètre plus loin que l'atterrisseur a terminé son périple et Rosetta ne l'a toujours pas repéré. Comme nous l'expliquions, l'atterrisseur a vidé sa pile électrique et n'émettra plus tant que les panneaux solaires n'auront pas rechargé suffisamment la batterie secondaire.

Mais il ne s'agirait que d'un bonus : la partie principale de la mission scientifique est en majeure partie réussie. Philae, avant de s'éteindre, a communiqué une série de résultats de plusieurs instruments, dont l'analyseur (Cosac) chargé d'identifier les composants de l'échantillon apparemment extrait par la foreuse. Francis RocardFrancis Rocard, du Cnes, nous fera très prochainement un premier bilan de ces résultats, qui devront être analysés dans les semaines à venir.