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Transport spatial habité : la Nasa retient quatre projets privés

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La Nasa, qui veut confier au secteur privé le transport de fret et d'astronautes américains vers l'ISS, vient de sélectionner quatre systèmes de transport spatial habité dans le cadre de son partenariat public-privé CCDev : Blue Origin, Sierra Nevada, SpaceX et Boeing. L'objectif étant d'étudier et d'accompagner ces projets qui pourraient permettre de réduire la dépendance des États-Unis envers les Soyuz russes dans l'accès à l'ISS, en raison du retrait des navettes.

Le Dream Chaser, l'avion spatial de Sierra Nevada, est un des quatre projets retenus par la Nasa dans le cadre de son partenariat public-privé. © Sierra Nevada

Face à la décision du président américain d'abandonner les navettes et le programme Constellation (en raison notamment du retard de développement d'Orion et de son lanceur), le secteur privé représente une solution de financement abordable pour le transport d'Hommes et de fret. La Nasa a d'ores et déjà mis en place  les partenariat public-privé Cots (pour le fret) et CCDev (pour le vol habité), de façon à réduire la dépendance des États-Unis envers la Russie en raison du retrait des navettes.

La Nasa a récemment choisi les quatre industriels qui recevront une subvention pour affiner leur proposition d'engin spatial (CCDev 2). Boeing obtient le financement le plus élevé (92 millions de dollars) suit Sierra Nevada (80 millions), SpaceX (75 millions) et Blue Origin (22 millions). N'ont pas été retenus les projets d'ATK (qui voulait utiliser l'étage principal cryogénique d'Ariane 5 avec son moteur Vulcain-2 pour lancer Orion), d'Orbital Sciences, de l'United Launch Alliance et de l'United Space Alliance (qui souhaitait faire voler les navettes jusqu’en 2017).

Le projet de capsule spatiale de Boeing a reçu le soutien financier le plus important de la Nasa. Avec SpaceX et sa capsule Dragon, Boeing apparaît comme le favori de CCDev. © Boeing

Des enjeux considérables

D'ici quelques mois, la Nasa devrait réduire cette liste. Pour les industriels retenus, l'enjeu sera énorme. En effet, bien que financés par des fonds publics, le ou les gagnants ne seront pas cantonnés aux seules missions institutionnelles de la Nasa. Ils seront autorisés à commercialiser leur service à d'autres utilisateurs avec en filigrane l'idée que le coûts de l'accès à l'espace baissera dans des proportions suffisamment grandes pour ouvrir de nouveaux marchés et amener de nouveaux utilisateurs.

Ce partenariat public-privé ne condamne pas pour autant le projet de véhicule spatial à usage multiple (une évolution d'Orion) que l'Agence spatiale américaine projette de rendre opérationnel avant la fin de l'année 2016. Comme son nom l'indique, cet engin polyvalent ne sera pas spécifiquement dédié à des missions de desserte de la Station. Il le fera en cas de nécessité, mais il est avant tout conçu pour s'adapter à une très grande variété de missions, dont certaines pourraient l'amener au-delà de la Lune, jusqu'à des astéroïdes, voire à des points de Lagrange pour des missions de services.

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