Avant d’être disponible à la pompe, le pétrole est la plupart du temps transporté sur des centaines, voire des milliers de kilomètres. © Carolyn Franks, Fotolia

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Les différents moyens de transport du pétrole

Question/RéponseClassé sous :énergie , pétrole , transport du pétrole

À en croire l'Agence internationale de l'énergie (AIE), la consommation de pétrole dans le monde va continuer d'augmenter au moins jusqu'en 2040. Et comme les réserves restent inégalement réparties, il faudra continuer à transporter le pétrole, sur terre comme en mer.

Quelque 100 millions de barils de pétrole sont consommés dans le monde chaque jour. Et avant d'être consommés, ils doivent, pour la majorité d'entre eux, être transportés depuis les sites de production jusqu'aux raffineries de pétrole puis vers nos villes. En fin de chaîne, ce transport peut être assuré par des camions ou par le train. Par des barges aussi lorsqu'il s'agit de naviguer ou de traverser des cours d'eau. Mais sur les plus grandes distances, le pétrole est préférentiellement transporté par voie d'oléoducs - ou de pipelines, pour les anglophones - ou à bord de navires pétroliers que l'on nomme des tankers.

Le plus long oléoduc du monde part du sud-est de la Russie pour relier l’Allemagne sur plus de 5.000 kilomètres en traversant six pays. © tomas, Fotolia

Sur terre, le pétrole circule dans des pipelines

Les oléoducs sont destinés au transport terrestre du pétrole. Il s'agit de canalisations spécialement conçues pour l'opération. Elles sont recouvertes de matériaux goudronneux, pour éviter la corrosion et enveloppées d'une couche de laine minérale ou de plastique. Certaines sont enterrées. Mais toutes sont sous surveillance afin de détecter au plus vite les fuites qui pourraient survenir. Malgré cela, des accidents continuent d'arriver. Fin 2016, par exemple, une explosion s'est produite sur le plus grand pipeline des États-Unis provoquant un mort et huit blessés ainsi qu'un incendie qui a ravagé douze hectares de forêt.

À l'intérieur des oléoducs, le pétrole, sous une pression de quelque 70 bars - une pression entretenue à l'aide de stations de pompage placées tous les 60 à 100 kilomètres -, circule en moyenne à 7 km/h. Le tout est opéré soit par une entreprise privée soit par un gestionnaire public.

Sur cette photo, le Maran Poseidon d’une capacité d’environ 80.000 tonnes. Mais le Seawise Giant est le plus gros pétrolier jamais construit. Il a cessé de naviguer en 2009 et sa capacité était de 565.000 tonnes. © GTraschuetz, Pixabay, CC0 Creative Commons

Des milliers de tonnes de pétrole en mer

Pour le transport maritime, les compagnies pétrolières ont recours à des tankers dont elles sont souvent à la fois armatrices et affréteuses. Certains de ces pétroliers présentent des capacités étonnantes : plus de 350.000 tonnes de port en lourd (tpl) pour les transporteurs de pétrole brut et même jusqu'à 200.000 tpl pour ceux qui prennent en charge les produits raffinés. Et ils naviguent à quelque 28 km/h.

En mer, les risques d'accident sont nombreux : chavirage, collision, explosion, fissures de coque, etc. Ainsi tout le monde se souvient du naufrage de l'Amoco Cadiz, en mars 1978, sur les côtes bretonnes. Quelque 225.000 tonnes de pétrole brut ont alors été déversées en mer provoquant l'une des pires marées noires de l'histoire.

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