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Retour sur Terre de la mini arche de Noé Bion-M1

ActualitéClassé sous :Astronautique , apesanteur , Espace

L'agence spatiale russe vient de récupérer le module de retour de la capsule Bion-M1, lancée un mois plus tôt avec des animaux à son bord. Cette mission avait pour but d'aider à préparer les vols habités de longue durée, en étudiant les effets d'un voyage dans l'espace sur l'organisme.

La plupart des animaux de la mission Bion-M1 envoyés dans l'espace, comme les gerbilles de Mongolie, n'ont pas survécu à leur séjour en apesanteur et au vol de retour. © Alastair Rae, Wikimedia Commons, cc by sa 2.0

Lancée le 19 avril dernier, la capsule Bion-M1 et sa ménagerie sont revenues sur Terre après un mois dans l'espace. Le module de retour a atterri dimanche 19 mai dans la région russe d'Orenbourg, près de la frontière avec le Kazakhstan. Cette mission de Roscosmos avait pour objectif de mieux comprendre les effets d'un voyage spatial sur l'organisme humain, à travers quelque 80 expériences sur des animaux et des plantes, élaborées par divers instituts russes, le Cnes et la Nasa.

La capsule Bion-M1, en pleine préparation avant son lancement. © TsSKB Progress

Malheureusement, la plupart des animaux sont décédés, principalement en raison du stress causé par l'apesanteur et le retour. Le séjour en orbite des animaux a été fatal pour les 8 gerbilles de Mongolie, 39 des 45 souris, et la majorité des poissons. Les poissons de la famille des cichlidés ont péri à cause d'un problème technique. Les lampes utilisées dans l'aquarium pour la photosynthèse des algues se sont éteintes 12 jours après le lancement de la capsule. Résultat : les algues n'ont pas pu produire l'oxygène nécessaire à la survie des poissons. En revanche, les geckos, les limaces et les escargots ont survécu à la mission.

Effets d’un vol spatial sur les animaux

Si les chercheurs s'attendaient bien à des pertes, ils ont été désagréablement surpris par leur ampleur. Tous ces animaux vont être étudiés afin d'évaluer les conséquences de la vie en apesanteur sur leur métabolisme et leur organisme. Les scientifiques s'attacheront également à comprendre comment ces petites bêtes se réadaptent à la gravité.

Un nouveau vol d'une capsule Bion-M est d'ores et déjà prévu dès l'année prochaine. Comme l'explique à l'AFP Guillemette Gauquelin-Koch, responsable des sciences de la vie aux Cnes, si « on ne sait pas encore quels en seront les passagers, peut-être des micro-organismes, on travaille sur une hypothèse de vol à quelque 1.000 km d'altitude », contre 575 pour la mission qui vient de s'achever.

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