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Premiers tests réussis pour Bepi Colombo

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Les deux sondes de la mission conjointe entre l'Europe et le Japon en direction de Mercure sont actuellement testées par l'Esa. Objectif : résister aux températures infernales qui règnent à proximité de la planète la plus proche du Soleil.

Le Mercury Magnetospheric Orbiter en test dans le simulateur de l'Esa aux Pays-Bas. © Esa/Jaxa
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Connue pour sa rapidité à parcourir son orbite (en 87 jours), Mercure porte logiquement le nom du dieu romain du commerce. Trop proche de notre étoile, elle est la planète la moins explorée du Système solaire. Elle n'a été survolée que par deux engins spatiaux : Mariner 10 dans les années 1975 et Messenger qui depuis 2008 en assure la cartographie. De la Terre, l'observation de la planète est toujours délicate : Mercure ne s'élève jamais très haut sur l'horizon, accompagnant parfois Vénus dans le ciel du matin ou au crépuscule.

Fruit d'une coopération entre l'Europe et le Japon, la mission Bepi Colombo prévoit d'envoyer en septembre 2012 deux sondes en direction de Mercure. Mercury Planetary Orbiter (MPO) étudiera la planète alors que Mercury Magnetospheric Orbiter (MMO) analysera sa magnétosphère et son champ magnétique. Les scientifiques espèrent ainsi en apprendre un peu plus sur Mercure et sur certaines de ses particularités, comme sa queue gazeuse saisie dernièrement par les sondes Stereo.

Haute cuisson

C'est à Noordwijk aux Pays-Bas que l'Esa a installé l'ESTECl'European Space Research and Technology Centre. Ce laboratoire abrite le plus grand simulateur spatial du monde. Pour y reproduire les conditions infernales qui règnent autour de Mercure, les ingénieurs ont augmenté l'intensité de la source de chauffage du simulateur pour qu'elle puisse fournir une température de 350° C. C'est le MMO, un vaisseau octogonal réalisé par le Japon qui a été le premier à entrer dans le simulateur. Il a parfaitement supporté les tests grâce à sa couverture thermique composée d'une couche extérieure de céramique blanche et de plusieurs couches métalliques chargées de renvoyer dans l'espace un maximum de la chaleur reçue.

Les prochains essais dans le simulateur concerneront le MPO dont l'orbite elliptique basse l'amènera à traverser la fournaise de Mercure à seulement 400 kilomètres d'altitude. Un défi qui n'a encore jamais été relevé... 

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