Orbital Sciences, qui a remporté un contrat de lancement pour huit vols à destination de l’ISS pour un montant de 1,9 milliard de dollars, va tester son lanceur en vol pour la première fois. Le tir est prévu le 16 avril.

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    Alors que SpaceX réalise actuellement sa deuxième mission commerciale pour le compte de la Nasa, l'autre gagnant du partenariat public-privé Cots, Orbital Sciences, s'apprête à effectuer le premier vol d'essai de son lanceur, avec plus d'un an de retard sur le calendrier initial.

    Un retard qui ne pénalise guère la société, dont les activités dans le spatial ne se limitent pas à ce seul créneau du transport de fret à destination de l'ISS. Outre la constructionconstruction de satellites commerciaux et scientifiques, Orbital Sciences exploite une flotte de lanceurs aéroportéslanceurs aéroportés et participe à la conception et à la réalisation des intercepteurs et de missiles-cibles dans le cadre du programme antimissile balistique des États-Unis.

    Orbital Sciences a signé un contrat de lancement avec la Nasa pour huit vols et 20 tonnes de fret de ravitaillement à effectuer avant la fin 2016. Ils seront réalisés entre 2013 et 2015. © Orbital Sciences

    Orbital Sciences a signé un contrat de lancement avec la Nasa pour huit vols et 20 tonnes de fret de ravitaillement à effectuer avant la fin 2016. Ils seront réalisés entre 2013 et 2015. © Orbital Sciences

    Mise en orbite d’un sosie de Cygnus

    Depuis que tous les essais au sol ont été réalisés avec succès (le dernier en date étant celui des moteurs du premier étage)) tous les voyants sont passés au vert. Ce premier vol d'essai est prévu dans une fenêtrefenêtre de tir qui s'ouvre le 16 avril et se referme deux jours plus tard. Le lanceur décollera depuis le site de lancement d'Orbital Sciences sur la base de Wallops de la Nasa, en Virginie (côte est des États-Unis).

    Baptisée A-One, cette mission a pour objectif de démontrer le bon fonctionnement des étages du lanceur et du mécanisme de séparationséparation d'un simulateur de masse du cargo spatial Cygnus. Il s'agira de le mettre sur une orbite avec un périgéepérigée de 250 kilomètres, un apogéeapogée de 300 kilomètres et une inclinaison de 51,6° (similaire à celle de la Station spatiale internationaleStation spatiale internationale). Pendant ce vol, quatre picosatellites seront du voyage, lancés en même temps que le simulateur de masse.

    Lancement d’une autre fusée Antares d’Orbital Sciences en juin

    Si ce premier vol réussit, Orbital Sciences pourrait lancer une deuxième Antares dès le mois de juin. Cette mission comporterait cette fois un vrai cargo Cygnus à destination de la Station spatiale internationale, dans un scénario semblable à celui de la deuxième mission de démonstration de SpaceXSpaceX (en mai 2012). Le cargo Cygnus transportera du fret à destination de l'ISS, mais dont la perte sera sans conséquence pour l'équipage de l'ISS.

    Le système de transport d'Orbital Sciences est composé du lanceur Antares et du cargo spatial Cygnus. Haut de 40 m et large de 3,9 m, Antares est un lanceur à deux étages d'une masse au décollage de 240 tonnes et délivrant une poussée de 3.000 kN. Le cargo est constitué d'un module de service fabriqué par Orbital Sciences et d'un module pressurisé fourni par Thales Alenia Space. Il s'amarrera à l'ISS de la même façon que le cargo Dragon de SpaceX, capturé par le bras robotique de la Station qui le « dockera », comme disent les habitués de l'ISS, sur un des ports libres de la partie américaine.

    À la fin de sa mission, Cygnus sera chargé avec les détritus de la Station et dirigé au-dessus de l'océan Pacifique pour y faire une rentrée destructive.