Des chercheurs ont découvert, dans la région de Dallol (Éthiopie), des organismes nanométriques vivant à des températures proches de 90 °C et dans un environnement au pH avoisinant les 0,25. © Radek, Fotolia

Sciences

Des microorganismes découverts dans l’endroit le plus chaud sur Terre

ActualitéClassé sous :astrobiologie , microorganismes , Dallol

La région de Dallol (Éthiopie) est une région tout à fait inhospitalière. Pourtant, des chercheurs y ont découvert de minuscules organismes vivant dans des conditions qualifiées de multiextrêmes. Un aperçu, peut-être, de ce qui pourrait se jouer sur d'autres planètes.

S'il existe sur Terre des environnements peu accueillants, la zone volcanique de Dallol (Éthiopie) en est un. Elle est notamment considérée comme l'endroit le plus chaud de la Planète. Et on y trouve des sources chaudes aux caractéristiques uniques. Ici, la température de l'eau avoisine les 100 °C. Son pH est très acide, proche de 0. Enfin, cette eau est riche en sel et en métaux tels que le fer ou le cuivre. Des conditions multiextrêmes a priori peu propices à la vie.

Pourtant une équipe internationale de chercheurs annonce aujourd'hui y avoir découvert des organismes de taille nanométrique. Ces petites bactéries étaient cachées, ensevelies dans des couches de sel déposées sur les cheminées de Dallol. Les chercheurs ont même d'abord cru à des précipités minéraux.

Dans les échantillons rapportés par les chercheurs, des colonies d’organismes vingt fois plus petits que les bactéries moyennes, ici vues au microscope électronique à balayage. © Centro de Astrobiologia

Revoir nos critères d’habitabilité

Pour l'heure, les chercheurs ont classé ces organismes parmi les Nanohaloarchaea, comme on en a déjà observé dans des eaux hypersalines de par le monde. Mais il pourrait aussi bien s'agir d'organismes appartenant à une classe encore inconnue et non décrite à ce jour.

Cette découverte éclaire en tout cas d'un jour nouveau notre compréhension des limites environnementales de la vie. Elle pourrait permettre de mieux définir les limites d’habitabilité, tant sur Terre qu'ailleurs dans notre Système solaire... ou même au-delà. De quoi mieux sélectionner les sites sur lesquels de futures missions iront chercher une vie extraterrestre.

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