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    Les gènesgènes portés par l'ADNADN vont être codés sous une autre forme : en ARN messagerARN messager, au cours d'un processus nommé « transcriptiontranscription ».

    Quand l'ADN devient ARN. © Naturegraphica Stock, Fotolia
    Quand l'ADN devient ARN. © Naturegraphica Stock, Fotolia
    Les molécules d'ADN et d'ARN sont chimiquement très proches, mais le second possède un oxygène supplémentaire (en rouge à droite des lettres) sur les sucres (riboses) qui composent ses nucléotides (l'ADN contient en réalité du désoxyribose). En outre, la thymine (T) de l'ADN est remplacée par l'uracile (U) dans l'ARN. © Claude Sauter, CC
    Les molécules d'ADN et d'ARN sont chimiquement très proches, mais le second possède un oxygène supplémentaire (en rouge à droite des lettres) sur les sucres (riboses) qui composent ses nucléotides (l'ADN contient en réalité du désoxyribose). En outre, la thymine (T) de l'ADN est remplacée par l'uracile (U) dans l'ARN. © Claude Sauter, CC

    Quand l'ADN devient ARN

    L'information contenue dans les gènes va servir à la fabrication de milliers de protéinesprotéines qui interviennent dans le fonctionnement de la cellule. La première étape de l'expression d'un gène consiste à recopier son information sous la forme d'une molécule très proche de l'ADN, l'acide ribonucléiqueacide ribonucléique ou ARN.

    La principale différence entre ADN et ARN est la présence d'un atome d'oxygène supplémentaire sur chacun des nucléotidesnucléotides de l'ARN. Cet ajout apporte une plus grande flexibilité à l'ARN, lui permet de se replier sur lui-même pour former des hélices. Grâce à ses propriétés structurales, l'ARN adopte des formes très variées et assure une diversité de rôles dans la cellule. L'ADN au contraire est plus statique et stable, et sa fonction essentielle est le stockage d'information sous forme d'hélice double brindouble brin. Autre changement : dans l'ARN, la thyminethymine (TT) est remplacée par l'uracileuracile (U).

    Un des deux brins de l'ADN, appelé le brin codant, est recopié par l'ARN polymérase sous forme d'ARN messager qui transmettra l'information du gène à la machinerie de synthèse protéique. © Claude Sauter, CC
    Un des deux brins de l'ADN, appelé le brin codant, est recopié par l'ARN polymérase sous forme d'ARN messager qui transmettra l'information du gène à la machinerie de synthèse protéique. © Claude Sauter, CC

    Lors de la transcription du gène, un des brins d'ADN est transcrit en séquence ARN par un complexe d'une douzaine de protéines, l'ARN polyméraseARN polymérase. Cette copie, appelée ARN messager (ARNm), est destinée à l'usine de fabrication des protéines et lui fournit la recette (séquence d'assemblage) de la protéine codée par le gène.