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Mélisse

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La mélisse, une plante utilisée contre les troubles digestifs. © F. Le Driant / FloreAlpes.com.

La mélisse est une plante herbacée vivace. Elle pousse spontanément dans différentes régions du sud de l'Europe. Sa tige dressée, ramifiée et velue peut atteindre 70 centimètres de haut. Ses feuilles opposées et ovales, ne sont pas sans rappeler celles de la menthe. Cependant, à la différence de cette dernière, la mélisse dégage une odeur... citronnée ! C'est pourquoi elle est parfois appelée « citronnelle ». Les fleurs groupées à la base des feuilles sont blanches, ou rosées.

En phytothérapie, la mélisse peut être utilisée contre les troubles digestifs. Ses feuilles sont récoltées au moment de la floraison, entre juillet et septembre. Puis elles sont séchées à l'air libre. La mélisse est principalement utilisée sous forme d'infusion ou en poudre. Ses feuilles contiennent des polyphénols - des flavonoïdes et des acides phénoliques dont l'acide rosmarinique également présent, dans le romarin - et des tanins

Les vertus antispasmodiques de la mélisse

En raison de son action antispasmodique, la mélisse est essentiellement indiquée dans le traitement des troubles digestifs : digestion lente, ballonnements, renvois, flatulences. La plante est également utilisée pour améliorer la qualité du sommeil. Elle est d'ailleurs à ce titre, souvent associée au tilleul, à l'aubépine ou à la passiflore. Son action sédative permet en outre de calmer les états « nerveux », le stress, l'anxiété et les troubles de l'humeur. La présence d'acide rosmarinique lui conférerait aussi des vertus contre l'herpès labial. Mais dans cette indication particulière, elle ne saurait se substituer à un traitement antiviral approprié. La mélisse enfin, est dénuée de toxicité et n'entraîne aucun effet indésirable connu.

Sources :

Note. La phytothérapie est utilisée en médecine traditionnelle depuis des siècles. Son efficacité et son innocuité restent toujours discutées. Et pour cause, comme l’explique l’Organisation mondiale de la Santé dans un rapport de 1998, « un nombre relativement petit d'espèces de plantes ont été étudiées pour d’éventuelles applications médicales ». Cet article s’inscrit naturellement dans cette démarche. Ajoutons que compte tenu des risques éventuels d’effets indésirables, d’interactions médicamenteuses voire de toxicité de certaines plantes, informez toujours votre médecin, si vous recourrez régulièrement à la phytothérapie.