L’angélique, contre les troubles digestifs. © Phovoir

Santé

Angélique

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L'angélique est une plante bisannuelle que l'on rencontre fréquemment dans un environnement humide, en Europe et en Asie. Également appelée « angélique vraie » ou « archangélique », elle se cultive dans les jardins en plein champ ou en zones marécageuses. C'est ainsi l'une des herbes emblématiques du Marais poitevin... et elle est particulièrement appréciée en confiserie mais aussi contre les troubles digestifs.

Description de l'angélique

L'angélique appartient à la famille des apiacées, tout comme l'anis vert ou l'aneth. Cette plante se compose d'une tige creuse, cannelée et violacée, ornée de grandes feuilles dentées. Son fruit est un diakène, ce qui signifie qu'il comporte deux graines. Évoquant les ailes d'un ange, il a ainsi donné son nom à la plante.

Les fleurs de l'angélique, groupées en ombelles, sont d'un jaune verdâtre. Attention cependant à ne pas confondre l'angélique avec une autre plante toxique, la ciguë vireuse. Pour les distinguer, votre odorat vous sera précieux. La ciguë en effet, n'a pas le parfum suave de l'angélique. Elle a au contraire, une odeur vraiment désagréable...

Angélique et soleil : un mélange à éviter

La racine de l'angélique est utilisée pour ses vertus médicinales. Récoltée sur des plantes d'un ou deux ans d'âge, elle renferme environ 1 % d'huile essentielle. Administrable sous forme d'infusion, de poudre compactée ou de solution buvable, la racine permet de lutter contre les troubles digestifs courants : ballonnements, renvois, digestion laborieuse...

Elle est également utilisée pour soulager les douleurs et spasmes abdominaux. La prise d'angélique ne présente aucune contrindication. Il est cependant conseillé d'éviter de s'exposer longuement au soleil ou aux ultraviolets lorsque l'on en fait une « cure ». En effet, il existe un risque de photosensibilisation, c'est-à-dire de réaction allergique à la lumière.

Source :

Note. La phytothérapie est utilisée en médecine traditionnelle depuis des siècles. Son efficacité et son innocuité restent toujours discutées. Et pour cause, comme l’explique l’Organisation mondiale de la Santé dans un rapport de 1998, « un nombre relativement petit d'espèces de plantes ont été étudiées pour d’éventuelles applications médicales ». Cet article s’inscrit naturellement dans cette démarche. Ajoutons que compte tenu des risques éventuels d’effets indésirables, d’interactions médicamenteuses voire de toxicité de certaines plantes, informez toujours votre médecin, si vous recourrez régulièrement à la phytothérapie.