Les adjuvants sont indispensables pour induire une réponse immunitaire intense et durable. Des chercheurs américains en proposent un nouveau qui a donné des résultats prometteurs chez des souris immunodéficientes. 

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Dans la seringue d'un vaccinvaccin, il y a un antigène, la moléculemolécule ou le morceau de pathogènepathogène contre lequel l'immunitéimmunité construira ses défenses. Mais certains de ces antigènes ne sont pas assez immunogènes -- c'est-à-dire pas assez stimulants pour le système immunitaire -- pour induire une réaction suffisamment forte et durable pour être protectrice. On ajoute alors des adjuvants, des molécules chimiques ou biologiques, qui exacerbent la réaction immunitaire.

Les adjuvants ont souvent mauvaise presse, surtout les sels d'aluminiumaluminium qui sont présents dans la majorité des vaccins. Les personnes contre la vaccination arguent souvent qu'ils sont néfastes pour la santé. Or, aucune étude sérieuse ne permet de remettre en cause leur innocuité. 

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Les scientifiques travaillent tout de même à l'élaboration de nouveaux adjuvants. Comme celui qui a été conçu dans les laboratoires de l'Institut d'immunologie de La Jolla en Californie et au Massachusetts Institute of Technology (MIT). Cet adjuvant est une combinaison de deux molécules : des saponines et le MPLA, une molécule qui active le TLR 4, un récepteur présent à la surface des cellules qui détecte les microbesmicrobes étrangers. Les saponines et la MPLA se combinent pour former des nanoparticulesnanoparticules qui induisent une production intense d'anticorpsanticorps et une activation des centres germinatifs, les usines à lymphocytes B de notre organisme.

Cet adjuvant a donné des résultats prometteurs lorsqu'il a été injecté à des souris dont le système immunitairesystème immunitaire est défaillant à cause de la présence du VIHVIH. S'il confirme son potentiel, ce nouvel adjuvant pourrait améliorer l'efficacité des vaccins anti-Covid-19 et de tous les autres.