Sera-t-il bientôt possible de prévenir les accidents vasculaires cérébraux chez les jeunes adultes ? Peut-être avec une simple prise de sang, d’après une méta-analyse qui pointe du doigt le groupe A.

Les personnes du groupe A semblent plus à même de développer des maladies que les autres. Après la Covid-19, le risque de subir un accident vasculaire cérébral précoce (avant 60 ans) serait plus important pour les personnes de ce groupe sanguingroupe sanguin selon une nouvelle méta-analyse de 48 études publiée dans Neurology.

Les chercheurs de la faculté de médecine de l'Université du Maryland (États-Unis) ont analysé l'ensemble des données des études génétiquesgénétiques axées sur les accidentsaccidents vasculaires cérébraux ischémiquesischémiques (causés par un blocage du flux sanguin vers le cerveaucerveau). Au total, près de 17.000 victimes d'un AVC et 600.000 témoins sans AVC, tous entre 18 à 59 ans, ont participé à l'étude.

Résultat : les personnes du groupe sanguin A avaient 16 % de risques supplémentaires de subir un AVC précoce par rapport aux personnes des autres groupes. Au contraire, les personnes du groupe sanguin O présentaient 12 % de risques en moins. Par ailleurs, le lien trouvé entre le groupe sanguin et les accidents vasculaires cérébraux à déclenchement tardif était beaucoup plus faible.

Les personnes du groupe A ont 16 % de risques supplémentaires de subir un AVC précoce (avant 60 ans). © Antonioguillem, Adobe Stock
Les personnes du groupe A ont 16 % de risques supplémentaires de subir un AVC précoce (avant 60 ans). © Antonioguillem, Adobe Stock

Des mécanismes encore à l’étude

Si les raisons de cette incrimination ne sont pas encore claires, le Dr. Kittner (co-investigateur principal de l'étude) estime qu'il faut se pencher sur « les facteurs de coagulation du sang, comme les plaquettes et les cellules qui tapissent les vaisseaux sanguins, ainsi que d'autres protéinesprotéines circulantes qui jouent toutes un rôle dans le développement des caillotscaillots sanguins. Nous avons clairement besoin de plus d'études de suivi pour clarifier les mécanismes du risque accru d'AVC ».

Que les personnes du groupe A se rassurent, les auteurs de l'étude soulignent que l'augmentation du risque reste très modeste et qu'elles ne devraient donc pas s'inquiéter outre mesure.