La dispersion du plastiqueplastique en mer est devenue un problème mondial. Alors que les polychlorures de vinylepolychlorures de vinyle ont une densité supérieure à celle de l'eau de mer et coulent immédiatement, les microdébris de polyéthylènepolyéthylène, de faible densité, restent en surface.

Combien de déchets plastique dans les océans ? Ici, déchets de toutes sortes retrouvés. © Golbez, <em>Wikimedia Commons,</em> CC by-nc 3.0

Combien de déchets plastique dans les océans ? Ici, déchets de toutes sortes retrouvés. © Golbez, Wikimedia Commons, CC by-nc 3.0 

Selon les estimations, 30 à 40.000 tonnes de microplastiquesmicroplastiques flottent sur les océans et peuvent parcourir de longues distances, parfois des milliers de kilomètres d'un continent à l'autre, au gré des courants, ventsvents et maréesmarées. Une étude réalisée en 2014 estime que, au total, l'ensemble de la pollution de la surface des océans est évaluée à 5.250 milliards de particules, soit 269.000 tonnes de plastiques. Elle révèle que les plastiques et microplastiques sont présents sur l'ensemble de l'océan mondial.

Les microplastiques

Au début des années 2000, des alertes ont été lancées après la découverte de zones d’accumulation de déchetsdéchets plastique flottants, ce que certains appellent le « septième continent ». Pour l'Ifremer, c'est un abus de langage. La zone de l'Atlantique Nord, la mieux connue des scientifiques, fait état de seulement 1.100 tonnes de microplastiques. Dans le Pacifique Nord, on estime la présence de microplastiques à quelques cm2 par hectare.

Des zones d'accumulation du plastique en Méditerranée

Il existe cependant des zones d'accumulation, comme en Méditerranée, une zone plus exposée aux déchets marins de par ses courants et marées faibles, et une urbanisation et un tourisme importants. Les plastiques y représentent 70 à 80 % des déchets observés sur le littoral, en surface et sur les fonds, avec des différences notables selon les zones : « Dans certains golfes d'Afrique du Nord, par exemple, les pêcheurs arrivent à pêcher 50 % de déchets et 50 % de poissonspoissons ! » (Galgani F., Poitou I., Colasse L., Une mer propre, mission impossible ? 70 clés pour comprendre les déchets en mer, Éditions Quae, 2013), alors que dans le golfe du LionLion, on note une baisse de 20 %.

En réalité, aucune étude n'est suffisamment complète actuellement pour donner des réponses sur les quantités globales de microplastiques flottant en mer dans le monde ou de macrodéchetsmacrodéchets sur les plages ou les fonds marins. « Les densités sur les fonds varient de 0 à 150.000 objets au km2 et les densités de microplastiques varient en surface de 0 à 900.000 objets au km2 » (Galgani F., Poitou I., Colasse L., Une mer propre, mission impossible ? 70 clés pour comprendre les déchets en mer, Éditions Quae, 2013). Les vitessesvitesses de dégradation in situ, estimées en laboratoire, sont également mal connues.

Et il reste encore beaucoup à découvrir sur l'accumulation des déchets dans les fosses abyssalesfosses abyssales où leur temps de dégradation est d'autant plus long qu'il y manque lumièrelumière et oxygèneoxygène.