Des chercheurs britanniques sont sur la piste d’une production d’hydrogène – potentiellement dédiée à l’alimentation des voitures à hydrogène – à partir de déchets plastique. © malp, Fotolia

Sciences

Voitures à hydrogène : des déchets plastique comme carburant

ActualitéClassé sous :chimie , voiture , voiture à hydrogène

Que faire des plus de 90 % des déchets plastique qui ne sont actuellement pas recyclés ? Des chercheurs britanniques proposent de les transformer en hydrogène.

Depuis les années 1950, plus de huit milliards de tonnes de plastique ont été produites dans le monde. Pour la plupart, sous forme de produits jetables. Sachant qu'il faut plusieurs siècles à ce type de matériau pour se dégrader, il n'est pas difficile d'imaginer l'ampleur du problème posé par la gestion de ces déchets. D'autant qu'aujourd'hui encore, moins de 10 % d'entre eux sont recyclés.

Entre autres, parce que le recyclage du plastique n'est pas si simple à mettre en œuvre. « Notre procédé est beaucoup moins exigeant. Il peut s'appliquer à tous les types de plastiques, même s'ils sont légèrement souillés », assure Moritz Kuehnel, chimiste à l'université de Swansea (Royaume-Uni).

Un peu partout, des montagnes de déchets plastique grandissent chaque jour. Mais aujourd’hui, des chercheurs proposent une solution pour valoriser tous ceux qui ne sont pas recyclés en produisant de l’hydrogène. © photka, Fotolia

Valoriser les déchets plastique en hydrogène

Selon les chercheurs de son équipe, il suffirait de découper le plastique et d'en frotter la surface pour la rendre rugueuse puis d'y ajouter un photocatalyseur sous forme de nanoparticules de sulfure de cadmium avant de plonger le tout dans une solution alcaline. Exposé à la lumière du soleil, l'ensemble produit alors de l'hydrogène susceptible d'être utilisé comme carburant dans les voitures à hydrogène.

Plus exactement, dans le cas du PET, c'est de l'acide téréphtalique et de l'éthylène glycol qui sont d'abord obtenus. Et c'est de l'éthylène glycol que l'on tire l'hydrogène - et du CO2 dont l'histoire ne précise malheureusement pas ce qu'il advient - alors que l'acide téréphtalique peut, lui, servir à fabriquer un nouveau plastique. Mais les chercheurs reconnaissent qu'il devrait encore falloir plusieurs années pour aboutir à un procédé industriel.

Abonnez-vous à la lettre d'information La quotidienne : nos dernières actualités du jour.

!

Merci pour votre inscription.
Heureux de vous compter parmi nos lecteurs !

Cela vous intéressera aussi

Voiture à hydrogène : une station-service hybride testée en Suisse  Comme d’autres nations, la Suisse se prépare à l’arrivée massive des véhicules électriques et à hydrogène pour lesquels il faudra développer un réseau de distribution d’énergie. C’est dans cette perspective que l’École polytechnique fédérale de Lausanne a entrepris de tester un concept de station-service capable de recharger les voitures en électricité ou en hydrogène produits sur place et sans émissions de dioxyde de carbone.