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Sapin de Noël : naturel ou artificiel, l'impact sur l’environnement

Dossier - Le sapin de Noël, un arbre féerique
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Les sapins de Noël font partie du décor et contribuent à l'atmosphère féerique de la fête. Il faut dire que les aiguilles persistantes d’un beau sapin jouissent d’un côté symbolique, celui de la vie. Le fait d’illuminer un tel arbre est aussi un symbole de continuité et de renouveau. On appelle d’ailleurs ce conifère « arbre de l’enfantement » et, dans certains pays, il est de tradition d’en planter un dans le jardin le jour de la naissance d’un enfant…

  
DossiersLe sapin de Noël, un arbre féerique
 

À l'inverse du sapin artificiel qui nécessite, au cours de sa fabrication, des produits d'origine pétrolière, le sapin naturel respecte l'environnement.

Cone de Sapin de Corée (Abies koreana). © Lestat CC BY-SA 3.0

Totalement biodégradable, il a des effets positifs sur la qualité de l'air car il produit de l'oxygène et absorbe les émissions de CO2 au cours de sa croissance. Ainsi, les jeunes sapins cultivés par les producteurs participent à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et stabilisent les sols grâce à leur système racinaire.

Forêt de sapins Nordmann. © Paul, CC by-sa 2.0

Sapin naturel ou artificiel, quel est le plus écologique ?

Pour comparer l'impact environnemental d'un sapin naturel et d'un sapin artificiel, une firme canadienne, Ellipsos, a analysé leur cycle de vie. Les conclusions de cette étude montrent que « l'arbre artificiel, dont la durée de vie moyenne est de six ans, contribuerait trois fois plus aux changements climatiques et à l'épuisement des ressources que l'arbre naturel ».

Les impacts négatifs du sapin artificiel sur le changement climatique se produisent essentiellement à l'étape de sa production. Réutilisable pendant plusieurs années, il faudrait le conserver pendant 20 ans pour que son impact sur la planète soit plus favorable que le naturel ! Côté bilan carbone, l'avantage est largement en faveur du sapin naturel. Ce dernier conduit en effet à émettre trois kilogrammes de CO2 au cours de sa culture, contre 48 pour un arbre artificiel importé d'Asie, soit 6 kg/an pour une durée d'utilisation de six ans.