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Les noms des fleurs : règles de dénomination

Dossier - Les fleurs et leur vie sexuelle de A à Z
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La fleur constitue un système biologique unique par ses modes singuliers de floraison et de reproduction. Sans la vie sexuelle des fleurs, il n’y a ni graine, ni fruit. N'oublions pas que plus des trois quarts de nos productions agricoles sont issues du bon fonctionnement de la sexualité des fleurs.

  
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Pourquoi le nom de Rosier des chiens (Rosa canina) pour l'églantier ? Selon Pline, sa racine guérissait de l'hydrophobie induite par la rage. D'autres espèces portent aussi le nom générique populaire de Rose : la Rose de Noël, la Rose d'Inde, la Rose trémière, celle de Jérico, ou même la Rose des sables.

Les noms génériques des fleurs entraînent des confusions alors que les espèces dénommées sont très différentes. Aussi, des règles de dénomination ont-elles été définies par le naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778).

Cette fleur est une Rose trémière mais pourquoi porte-t-elle ce nom ?© PJ Despa, CC by-nc 3.0

Les fleurs, leurs noms populaires et leurs noms latins

Avant Carl von Linné, on donnait aux plantes leurs noms populaires traduits en latin (la langue scientifique de l'époque). De longues descriptions, souvent empruntées aux Anciens, les accompagnaient.

En instituant une nomenclature binaire, toute plante à fleur se trouve désignée par deux noms latins, celui de genre, souvent tiré du système de Piton de Tournefort, suivi du nom d'espèce. Ainsi, une longue description est remplacée par une diagnose brève et précise.

Il existe plusieurs sortes de roses qui portent des noms différents. © AB - Tous droits réservés

Carl von Linné, le prince des botanistes

La réputation de Carl von Linné fut telle qu'il fut nommé au siècle des lumières le « prince des botanistes ». Si 9.000 espèces étaient connues à la fin de sa vie, aujourd'hui, il y a environ 300.000 espèces de plantes à fleurs connues ; la liste augmente encore de nos jours alors que, paradoxalement, il ne reste pratiquement plus de botanistes professionnels et que nous n'en formons plus !