Le papillon monarque déclinerait à cause de la perte de ces fleurs

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Depuis la fin des années 1990, les populations de papillons monarques déclinent. Surtout présente en Amérique du Nord, cette espèce migre entre août et octobre vers le Mexique pour y passer l'hiver, et remonte vers le nord au printemps. Deux hypothèses tentent d'expliquer son déclin : une moindre population estivale due à la diminution des asclépiades, les plantes sur lesquelles Danaus plexippus pond ses œufs, et l'augmentation de la mortalité durant la migration d'automne.

Une nouvelle étude, qui a analysé les données collectées sur 1,4 million de papillons monarques entre 1998 et 2015, suggère que la première hypothèse serait plus vraisemblable. « S'il y avait un problème de migration, nous aurions dû trouver moins de monarques récupérés au Mexique au fil du temps, mais ce n'était pas le cas », appuie John Pleasants, coauteur de l'étude.

En réfutant l'hypothèse de la mortalité durant la migration, « notre analyse nous ramène à l'idée que la perte d'asclépiades, en particulier dans les champs agricoles, est la plus responsable de ce déclin », avance John Pleasants. Dès lors, davantage de ces plantes serait « la mesure de conservation avec le plus grand impact », concluent les chercheurs. Actuellement, un partenariat de 45 organisations s'attelle à planter entre 480.000 et 830.000 acres de terre où pourront pousser les asclépiades, recréant un nouvel habitat pour le papillon monarque.

Le papillon monarque pond ses œufs sur des asclépiades. Des plantes dont la chenille, sortant de l'œuf, consomme les feuilles. Elle accumule ainsi les cardénolides présents dans les asclépiades, qui sont toxiques pour ses prédateurs. © Sodel Vladyslav, Adobe Stock