Les agricultures française et européenne vont être fortement impactées par les multiples conséquences du réchauffement climatique. Ce dossier tente d’en détailler plusieurs, toutes fort préoccupantes. Continuer à se nourrir malgré le réchauffement va nécessiter d’immenses efforts dans les décennies qui viennent.

  
DossiersL'agriculture victime du réchauffement – en France
 

La définition de la canicule à Paris n’est évidemment pas la même que celle qui a cours à Tamanrasset ou Le Caire : trois jours consécutifs à plus de 31 °C avec des minima nocturnes supérieurs à 21 °C, avec quelques adaptations suivant les régions (à Marseille, 35 ºC le jour et 24 ºC la nuit).

De grandes périodes de canicule. © Géralt, Pixabay, DP

Ces épisodes duraient de 2 à 10 jours par an au siècle dernier, maintenant 15 à 30 jours par an, et de façon plus chaude, et on craint de devoir endurer bientôt de 30 à 60 jours par an.

Des canicules meurtrières

Rappelons que la canicule d’août 2003 a fait entre 15 et 20.000 morts en France (qui sont en fait davantage morts d’indifférence sociale que de chaleur) ; depuis on s’est mieux organisé, en particulier pour mieux entourer les personnes âgées ; la canicule de juillet 2006 n’a ainsi tué que 2.000 personnes et celle de 2019, 1.500.

Très fortes chaleurs : évolution des températures maximales prévues en France entre le samedi 29 juin et le lundi 1er juillet 2019. © Météo-France, tous droits réservés

Mais… il est difficile de protéger les champs de blé, quand ces canicules arrivent avant la moisson ! Or, celui-ci souffre beaucoup de la chaleur au moment où le grain se forme et la production baisse fortement comme on le verra plus loin.

En fait, rares sont les plantes qui poussent bien en France quand la température dépasse les 35 à 40 °C, et les animaux souffrent également beaucoup.