Planète

Requin-baleine

DéfinitionClassé sous :zoologie , poisson , écaille
Photo d'un requin-baleine. © Sauron 11, GNU FDL Version 1.2

Requin-baleine (Smith 1828) - Rhincodon typus

  • Ordre Orectolobiformes
  • Famille Rhincodontidae
  • Genre Rhincodon
  • Taille : 4 à 14 mètres  (certains spécimens atteignent exceptionnellement 20 mètres)
  • Poids : 2 à 12 tonnes
  • Longévité : 100 à 150 ans

Statut de conservation UICN : VU Vulnérable 

Description du requin-baleine

Le requin-baleine est le plus grand poisson existant sur la planète. C'est un animal au corps allongé et massif, à la peau grisâtre dont la livrée en damiers est caractéristique. Le ventre et la partie inférieure des nageoires est blanche. La partie dorsale présente plusieurs crêtes longitudinales qui courent de la tête au dos. La bouche est énorme et sa taille peut atteindre les 2 mètres de largeur. Elle est équipée d'un grand nombre de dents minuscules qui sont réparties sur 300 rangées par mâchoire. Le poisson possède cinq paires de fentes branchiales qui, hormis leur fonction respiratoire, servent à filtrer l'eau pour en séparer la nourriture. Le requin arbore deux ailerons dorsaux. Le premier, situé au deux tiers du corps à partir de la tête est en forme de triangle et s'élève à près d'un mètre de hauteur. Le second, situé entre l'aileron principal et la nageoire caudale est plus petit. Les nageoires pectorales sont larges et puissantes, en forme de faux. La nageoire caudale est dite « hétérocerque ». C'est-à-dire que le lobe supérieur est plus grand que le lobe inférieur. 

Requin-baleine. © Zac Wolf, CCA-SA 2.5 Generic license

Habitat du requin-baleine

Le requin-baleine se rencontre dans les eaux tempérées et chaudes de tous les océans du globe entre le 30e parallèle nord et le 35e parallèle sud, c'est-à-dire dans la ceinture tropicale. C'est une espèce pélagique qui évolue principalement en eaux profondes.

Comportement du requin-baleine

Malgré sa taille, le requin-baleine est un poisson inoffensif et dénué d'agressivité. Il se déplace à une allure faible (environ 5 km/h) mais est capable de franchir des milliers de kilomètres lors de ses migrations. Il est généralement plutôt solitaire, pourtant on peut parfois observer des regroupements dans certains lagons lors des périodes de reproduction de l'animal ou de celle des coraux car ils se nourrissent également de la soupe laiteuse que ces derniers dispersent.

Requin-baleine en surface. © Miriam Perez, GNU FDL Version 1.2

Reproduction du requin-baleine

Le mode de reproduction du requin-baleine reste encore mystérieux. Les scientifiques ne sont toujours pas en mesure de définir si l'animal est vivipare, ovipare ou ovovivipare, bien que ce soit cette dernière éventualité qui soit envisagée car une femelle capturée en 1995 portait environ 300 embryons. Si l'on ignore encore de quelle façon se déroule la gestation, on sait malgré tout que les jeunes naissent formés et mesurent environ 45 à 50 cm de long, et que le poisson atteint sa maturité sexuelle entre 20 et 30 ans. 

Requin-baleine. © Holmbergius, CCA 3.0 Unported license

Régime alimentaire du requin-baleine

Le requin-baleine est un animal qui se nourrit essentiellement de plancton et de petits poissons dont la taille n'excède pas 10 cm. Pour ce faire, il ouvre grand la gueule et avale des milliers de litres d'eau contenant la nourriture. Il expulse l'eau par les fentes branchiales et avale les proies restées prisonnières en déglutissant. Des requins ont été vus en train de « tousser », probablement pour expulser les déchets encombrant les branchies. Sur la grande barrière de corail au nord-ouest de l'Australie, les requins-baleines se regroupent pour profiter d'une manne unique en son genre : celles des myriades d'œufs et de spermatozoïdes qu'expulsent les coraux pour se reproduire. Cette soupe laiteuse constitue un repas de choix pour ces animaux filtreurs.

Requin-baleine avalant du plancton. © Jaontiveros, GNU FDL Version 1.2

Menaces sur le requin-baleine

Hormis quelques prédateurs naturels tels que l'orque et quelques requins opportunistes, le requin-baleine n'a à craindre que l'Homme. Du fait de son cycle de reproduction lent, il est menacé par la surpêche et la cupidité. La partie la plus prisée de l'animal étant l'aileron. Cet appendice peut atteindre l'équivalent de 650 € le kg au marché noir en Chine et à Taïwan... Les populations ne sont pas connues car la disparité de ses habitats et ses longs déplacements les rendent difficiles à recenser. L'espèce a été classée comme vulnérable par la CITES en 2002 car, parmi les spécimens pêchés à Taïwan dans la seconde partie du XXe siècle, il y avait très peu de femelles aptes à se reproduire. Ce constat laisse supposer que les individus en âge de procréer sont en déclin. 

Le saviez-vous ?

Le tourisme consacré au requin-baleine consiste à nager en apnée ou équipé de bouteilles, à proximité de ce géant inoffensif. Mais dans la province de Sorsogon aux Philippines, cet écotourisme a subi des dérives malheureuses et a dû être sévèrement encadré. En effet, de nombreux pilotes de bateaux peu scrupuleux, ont heurté les requins ou les ont blessés avec les hélices. Ce site de regroupement étant devenu moins sûr pour ces gros poissons, ceux-ci commencent à le déserter. Seuls quelques pilotes accrédités peuvent encore s'approcher quelques jours par semaine des quelques rares requins-baleines qui osent encore s'aventurer dans la baie, mais les opérateurs illégaux continuent à proposer leurs services. 

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