Planète

Cerf élaphe

DéfinitionClassé sous :zoologie , cervidé , herbivore
Photo d'un cerf. © Marek Szczepanek, GNU FDL Version 1.2

Cerf élaphe (Linnaeus 1758) - Cervus elaphus

  • Ordre : Artiodactyla
  • Famille : Cervidae
  • Sous-famille : Cervinae
  • Genre : Cervus
  • Taille : 1,60 à 2,60 m (hauteur au garrot 1,10 à 1,50 m - longueur des bois 0,70 à 0,90 m)
  • Poids : 75 à 340 kg (selon la sous-espèce)
  • Longévité : 15 ans

Statut de conservation UICN : LC préoccupation mineure

Description du cerf élaphe

Le cerf élaphe est l'un des plus grands cervidés de la faune européenne. La coloration de la robe varie selon l'âge, le sexe et les saisons. Elle est généralement d'une teinte brunâtre en été, et gris-brun en hiver. Une tache jaunâtre appelée « cimier » orne la croupe des membres des deux sexes. Le mâle porte des bois caducs qui repoussent chaque année à l'abri d'un fourreau velouté irrigué de sang. La silhouette du cervidé est élancée et ses pattes fines et longues sont taillées pour la course.

Cerf élaphe aux bois en velours. © Mathias Bigge, GNU FDL Version 1.2

Habitat du cerf élaphe

On trouve le cerf dans les grands massifs forestiers d'Europe, d'Amérique du nord, dans le Nord de l'Asie et de l'Afrique (massif de l'Atlas), où survivent quelques populations reliques de cerfs de barbarie. Le cerf élaphe compte plusieurs sous-espèces qui expliquent cette grande répartition  géographique. Il a été importé en Australie et en Nouvelle Zélande. 

Cerf élaphe. © Mathias Bigge, GNU FDL Version 1.2

Comportement du cerf élaphe

Le cervidé vit en hardes exclusivement constituées de biches et de jeunes de l'année. Les mâles ne vivent avec elles que pendant la période de reproduction. Le reste du temps ils sont solitaires. Crépusculaire et nocturne, le cerf évolue sur un territoire avoisinant les 3.000 hectares mais peut se déplacer sur plusieurs dizaines de kilomètres pour trouver des lieux de nourrissage plus riches. Le cerf entre en rut à la fin de l'été ou au début de l'automne, et est symbolisé par son fameux brame. Ce cri rauque semblable au mugissement, s'entend à plusieurs kilomètres de distance. Il sert à attirer les femelles réceptives et à éloigner les rivaux. Mais en cas de rencontre avec un autre mâle, la confrontation est inévitable. Les deux cervidés se jettent la tête en avant l'un contre l'autre dans le but de déséquilibrer l'adversaire. Ces combats peuvent avoir différentes issues : l'abandon pur et simple du terrain par l'animal vaincu, des blessures graves ou la mort par épuisement si les bois des animaux restent entremêlés. 

Harde de cerfs. © Thomas Bredol, CCA 2.5 Denmark license

Reproduction du cerf élaphe

La femelle n'est réceptive qu'une seule journée dans l'année. Le mâle qui règne sur une harde, couvrira de dix à trente biches au fur et à mesure de leur œstrus. La biche ne met généralement bas qu'un seul petit au terme d'une gestation d'environ huit mois. Le jeune allaite pendant huit à dix mois et s'émancipe à l'âge de 2 ans. Il est sexuellement mature entre deux et trois ans.

Faon de cerf élaphe. © BS Thurner Hof, GNU FDL Version 1.2

Régime alimentaire du cerf élaphe

Herbivore et ruminant, le cerf est également sélectif dans son alimentation car il se nourrit de la végétation qu'il trouve sur son territoire. Dans les massifs montagneux couverts de résineux, il mange les jeunes branches de sapins et d'épicéas. Dans les bois de feuillus, il broute les feuilles et les jeunes branches des arbres et des arbustes, les graminées, les feuilles de ronce et de lierre. Il grignote également le bois et en hiver, peut compléter ses menus avec des pommes ou des poires, des glands, des faines et même des feuilles mortes. 

Menaces sur le cerf élaphe

En Europe le cerf n'est menacé que par l'appauvrissement de son patrimoine génétique dû à la fragmentation de ses territoires originels. Quasi-éteint de presque tous les massifs forestiers, des plans d'élevage et de réintroduction ont remonté les populations au point qu'elles atteignent des records dans de nombreux pays de l'Union européenne. Si l'on excepte le problème de l'altération génétique, seules quelques sous-espèces sont en danger et classées en annexe de la CITES : Cervus elaphus barbarus (originaire du massif de l'Atlas) Annexe III, Cervus elaphus hanglu (originaire du Cachemire) Annexe I, et Cervus elaphus bactrianus (originaire d'Asie centrale) Annexe II.

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