Durant trois ans, des paléontologuespaléontologues de l'université de Saint-Pétersbourg se sont creusé la tête pour étudier des fragments fossilisés d'un ankylosaure. Trois fragments de son crânecrâne, plus précisément. Grâce à la tomodensitométrietomodensitométrie, ils ont pu reconstituer en 3D l'intérieur de sa cavité crânienne. Leurs résultats sont publiés dans Biological Communications

Ces paléontologues sont parvenus à examiner l'oreille interneoreille interne de l'animal, Bissektipelta archibaldi. Celui-ci aurait entendu des sons de basse fréquencefréquence. Dans une gamme allant de 300 à 3.000 hertzhertz, à l'instar des crocodiles modernes. Il aurait aussi eu un odoratodorat particulièrement développé, puisque environ 60 % de son cerveaucerveau comportait des bulbes olfactifs. Un avantage considérable pour sentir un prédateur à l'avance. 

Cet herbivoreherbivore aurait eu une autre faculté intéressante : celle de refroidir son cerveau. Littéralement. Le réseau de veines et d'artèresartères dans sa boîte crânienneboîte crânienne aurait permis au sang de « circuler dans différentes directions et d'être redistribué, tout en maintenant la température cérébrale optimale de l'animal », explique Ivan Kuzmin, coauteur de l'étude. Un cerveau d'ailleurs deux fois plus petit que ce que les chercheurs attendaient, en se basant sur les animaux modernes. Comparable à deux noix, soit 26,5 g pour ce dinosauredinosaure de trois mètres environ. Ivan Kuzmin humorise : « À en juger par la taille de leurs bulbes olfactifs, ils ont reniflé un peu plus vite qu'ils ne pensaient. »