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Quand les dunes de sable se réveillent après des milliers d'années...

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En Afrique, dans le désert du Kalahari, des chercheurs affirment que par suite des grands changements climatiques attendus, les dunes qui sont restées immobiles pendant des milliers d'années, vont se mettre à avancer, ce qui aura un impact important sur les écosystèmes et affectera des milliers de personnes en Afrique.

Quand les dunes de sable se réveillent après des milliers d'années...

Les chercheurs depuis longtemps pointaient du doigt, ces régions du monde, informant que la sécheresse serait de plus en plus importante. David Thomas, un géographe de l'Université d'Oxford, Grande Bretagne, et ses collègues pensent également que le changement de climat prévu, pourraient toucher les dunes dans les déserts.

Les dunes se déplacent quand des grains de sable sont projetés par le vent d'un côté vers le versant opposé. Mais la vitesse de ce mouvement varie énormément en fonction de la taille, de la forme, du taux d'humidité du sable et de la vitesse du vent. Le mouvement dunaire peut être considérablement ralenti, ou stoppé par des végétations éparses. Mais quand la couverture de végétation chute en-dessous de 14%, l'érosion accélère de manière significative.

A partir de données datant de 1960 à 1991 David Thomas et son équipe a mis en application un modèle de climat type pour étudier les effets que pourraient entraîner la perte importante d'une couverture végétale, un taux d'humidité réduit, et en augmentant la puissance des vents sur les régions africaines du désert. Ces simulations ont montré une très grande augmentation de l'activité dunaire dans le Kalahari méridional d'ici 2039. Ils ont également prédit que d'ici à 2009, les dunes de sable dans l'ensemble de l'Afrique du sud, de l'Angola et de la Zambie seront en mouvement. Un tel phénomène ne s'est pas produit depuis 14.000 à 16.000 ans. L'avancée de ces dunes entraînera d'énormes problèmes pour les populations, détruisant les écosystèmes locaux, et rendant impossible toute culture .

Dans le modèle que David Thomas a mis en application, il a inclus toutes les variations saisonnières, les précipitations annuelles et l'impact probable d'une augmentation en gaz atmosphériques du à l'effet de serre sur la température. David Thomas affirme que les populations locales se rendent compte du problème, mais malheureusement n'en tiennent pas compte et continuent l'élevage des moutons à grande échelle dans la partie nord de l'Afrique du sud, ce qui contribue à la destruction de la végétation, entraînant la réduction des nappes phréatiques...

D'après David Thomas, afin de réduire le processus de la perte de végétation et du mouvement dunaire, il faudrait mettre en place des adaptations très importantes et rapidement. L'une des solutions possible serait de planter de nouveaux végétaux, mais les écosystèmes dunaires sont très sensibles et diffèrent considérablement d'une région à l'autre.

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