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Les nappes phréatiques sont de grandes réserves d'eaux souterraines, présentes à faible profondeur dans le sous-sol. Elles représentent l'une des principales sources d'eau potable.

Une nappe phréatique se présente généralement sous la forme d'un sol poreux saturé en eau, situé au-dessus d'une couche imperméable. La partie supérieure de la nappe, qui n'est pas saturée en eau mais peut le devenir si le volumevolume d'eau augmente, est définie comme la zone vadose. Un peu comme une éponge, les couches géologiques contenant l'eau interstitielle peuvent se remplir ou se vider, en fonction des apports en eau de pluie mais également du pompage et des besoins en eau des populations.

Les nappes phréatiques : des systèmes dynamiques et sensibles

L'eau contenue dans la nappe provient en effet de l'infiltration des eaux de pluies dans le sol. De ce fait, les nappes phréatiques sont particulièrement sensibles à la pollution des sols situés au-dessus. Il est important de veiller à un équilibre entre le pompage et la recharge naturelle en eau des nappes phréatiques, un pompage trop important pouvant entraîner un assèchement de la nappe.

Il existe plusieurs types de nappes phréatiques, en fonction de leur architecture et de la nature des sols qui les encadrent.

Différents types de nappes phréatiques

Les nappes « libres » sont définies par l'absence de couche imperméable au-dessus du réservoir. Le niveau d'eau peut donc varier librement sans être bloqué. Ce type de nappe n'est pas sous pressionpression, ce qui signifie que la réalisation d'un puit de captage ne sera pas associée à une remontée d'eau. En revanche, les nappes libres sont susceptibles de déborder en cas de fortes précipitations et suivant la morphologiemorphologie du terrain. On parle dans ce cas de remontée de nappe.

Différents types de nappe phréatique. © Hans Hillewaert, <em>Wikimedia Commons</em>, CC by-sa 2.5
Différents types de nappe phréatique. © Hans Hillewaert, Wikimedia Commons, CC by-sa 2.5

À l'inverse, les nappes « captives » sont, quant à elles, sous pression, à cause de la présence d'une couche imperméable au-dessus de la nappe. Dans ce cas, la création d'un puit de captage entraîne généralement une remontée de l'eau à travers le puits. Ce phénomène de jaillissement et de vidange de la nappe peut se produire également de manière naturelle. On parle de puits artésien dans ce cas.

Puits artésien : puits de Bontemps en Dordogne après de fortes pluies. © Père Igor, <em>Wikimedia Commons</em>, CC by-sa 3.0
Puits artésien : puits de Bontemps en Dordogne après de fortes pluies. © Père Igor, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

Lorsque le toittoit ou la base de la nappe sont formés par des couches semi-imperméables permettant un drainagedrainage, on parle de nappe semi-captive ou à drainance. Il peut ainsi arriver que plusieurs nappes communiquent entre elles ou avec des cours d'eau situés à proximité.