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Un nouveau séisme frappe le Chili

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Le Chili est malheureusement coutumier de puissants séismes. Celui qui vient de se produire le 16 septembre 2015 à 280 km de la capitale Santiago était d'une magnitude de 8,3 selon l'institut américain de Géologie (USGS). Une alerte au tsunami a été lancée pour l'océan Pacifique.

Kézako : les secrets de la création des tsunamis  Les tsunamis font partie des catastrophes naturelles les plus destructrices. Ces vagues pouvant atteindre une trentaine de mètres de hauteur viennent frapper les côtes avec une force que rien n’arrête. Unisciel et l’Université de Lille 1 nous dévoilent, avec le programme Kézako, les secrets de la création de ce phénomène. 

En 2010 et 2014, deux séismes importants ont frappé le Chili. Le premier était d'une magnitude de moment 8,8 et, avec le tsunami engendré, il avait causé la mort de plus de 500 personnes. Celui qui vient de se produire le 16 septembre 2015, avec un épicentre dans l'océan Pacifique, à 280 km au nord-ouest de Santiago, est un peu plus faible selon l'USGS (institut américain de Géologie) puisqu'il était d'une magnitude de 8,3. Un premier bilan fait état d'au moins 5 morts et d'une dizaine de blessés. Un million de personnes ont été évacuées, notamment des villes côtières étant donné qu'une alerte tsunami a été lancée. Selon le ministère de l'intérieur chilien, « il s'agit du sixième tremblement de terre le plus fort de l'histoire du Chili, et du plus fort pour 2015 à l'échelle mondiale ».

Heureusement, la puissance de ce séisme était donc inférieure à celui tristement célèbre de Valdivia qui s'est produit le 22 mai 1960 et dont l'épicentre était situé dans le sud du Chili, près de Lumaco, à environ 570 kilomètres de Santiago. Avec une magnitude de moment de 9,5, le record mesuré depuis les débuts de la sismologie, le tremblement de terre de Valdivia et le tsunami dans le Pacifique qui l'avait accompagné avait causé à l'époque, entre 3.000 et 6.000 morts et deux millions de sans-abri, principalement au Chili.

Des images du Chili frappé par le séisme du 16 septembre 2015. © euronews, YouTube

Des séismes causés par la subduction de la plaque Nazca

L'événement avait marqué les esprits des scientifiques de l'époque. Haroun Tazieff était venu enquêter sur place pour comprendre ce qui s'était passé. Le volcan chilien Cordón Caulle était d'ailleurs entré en éruption. Même le prix Nobel de physique Richard Feynman en avait parlé dans son cours de physique. Il faut dire que l'énergie libérée et la puissance du séisme étaient si considérables que les modes propres de la Terre, un peu comme ceux d'une cloche qui sonne, se sont mis à vibrer ce qui a permis aux géophysiciens de les mesurer pour la première fois et d'en tirer des informations sur la structure interne de notre planète.

Aujourd'hui, avec l'avènement de la théorie de la tectonique des plaques à la fin des années 1960, nous savons que les séismes au Chili sont causés par la subduction de la plaque Nazca sous la plaque d'Amérique du Sud. Elle s'effectue vers l'est, nord-est, à une vitesse de 74 mm/an. Les tremblements de Terre et les tsunamis ne sont donc pas près de cesser dans cette région du globe qui se trouve sur la fameuse ceinture de feu.

La Terre, le 6 juillet 2015, photographiée par le satellite DSCOVR (Deep Space Climate Observatory) à 1,6 million de kilomètres de distance. La précédente vue globale de notre planète remonte à 1972 et la mission Apollo 17. Les astronautes lui affublèrent alors le surnom de « Bille bleue » (Blue Marble, en anglais) qui est resté en usage. La Terre est une planète vivante du fait de la tectonique des plaques qui cause séismes et volcans. © Nasa