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Le château d'Angers, la forteresse imprenable

Diaporama - À la découverte des Châteaux de la Loire
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Le château d'Angers, la forteresse imprenable
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Le château des ducs d'Anjou domine la Maine sur son promontoire de schiste ardoisier évidemment choisi pour sa position défensive à 47 mètres, le point le plus haut. Durant l'occupation romaine, vers le 1er siècle, c'est une plate-forme occupée de 3.600 m2, déjà ceinte de murs et de contreforts. À la fin du IIIe siècle, pour se protéger des invasions, les murs monteront jusqu'à 12 mètres. La forteresse fut construite sous la régence de Blanche de Castille, puis par Saint-Louis en 1230 qui fit édifier 17 tours bichromes reliées entre elles, de 30 m de haut et 18 m de large, et couvre une surface de 25.000 m2. On y accède toujours par son pont-levis et par l'une ou l'autre de ses remarquables portes -- la Porte des Champs qui n'a subi aucune modification depuis le XIIIe siècle ou la Porte de la ville -- qui présentent toutes deux un système de défense à double herse.

Puis, à partir des XIVe et XVe, les successeurs marquèrent fortement son évolution en y faisant construire le logis royal, une chapelle et le châtelet. Le règne des Ducs d'Anjou, par leur caractère éclairé, donna à la citadelle une architecture moins dissuasive et plus raffinée pour accueillir la cour. En témoigne ce joyau de l'art médiéval qu'est la Tapisserie de l'Apocalypse, commandée en 1375 par le duc Louis 1er. Cette réalisation, unique au monde, couvrait une surface de 850m2. Cette tapisserie de lice, issue des ateliers parisiens de Nicolas Bataille et conçue par Jean de Bruges, est constituée, sur 100 mètres de long, d'une enfilade de six pièces mesurant environ 4.50 mètres de haut représentant le récit de l'Apocalypse de Saint-Jean en quatorze scènes, en y mêlant un formidable témoignage du contexte historique. Le « bon roi René » finit d'humaniser le château. Voulant faire de l'Anjou, le « jardin de la France », ce roi considéré comme le précurseur de l'horticulture, y aménagea une ménagerie, des vignes et des jardins. Ce qui n'empêcha pas Nicolas Fouquet, surintendant des finances du roi, d'y être emprisonné sur ordre de Louis XVI.

Château d'Angers. © Marc Ryckaert, Wikimedia Commons, CC by-sa 4.0