Les Anonymous attaquent la Russie et les entreprises françaises restées à Moscou. © Benny Marty, Shutterstock
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Guerre en Ukraine : les Anonymous publient l'identité de 120.000 soldats russes

ActualitéClassé sous :cyberguerre , Sécurité , Conflit en Ukraine

Les hacktivistes Anonymous continuent de mener une guerre numérique à la Russie. Cette fois, dans la foulée de la découverte du massacre de la ville de Boutcha en Ukraine, ils publient l'identité de 120.000 soldats engagés en Ukraine.

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[EN VIDÉO] Qu'est-ce qu'une cyberattaque ?  Avec le développement d'Internet et du cloud, les cyberattaques sont de plus en plus fréquentes et perfectionnées. Qui est derrière ces attaques et dans quel but ? Quelles sont les méthodes des hackers et quelles sont les cyberattaques les plus massives ? 

Après les attaques des sites gouvernementaux russes et le piratage de la TV et des enseignes commerciales restant actives en Russie, voici un nouveau coup de semonce de la part du collectif de hackers Anonymous. Le groupe a annoncé sur Twitter qu'il avait publié les données personnelles de 120.000 soldats russes participant à l'invasion de l'Ukraine. Les hacktivistes Anonymous ont ajouté qu'ils considèrent que ces soldats devraient tous être jugés par un tribunal pour crime de guerre. Parmi les éléments publiés, on trouve des informations personnelles comme la date de naissance, l'adresse, le numéro de passeport, le matricule et l'unité dans laquelle servent les soldats.

En réalité, la collecte des données aurait été réalisée quelques jours après l'invasion par le média ukrainien Pravda. La liste de ces soldats avait d'ailleurs été publiée sur le site du média dès le 1er mars.

Une piqûre de rappel !

Ce coup de feu des Anonymous n'est donc pas une nouveauté, mais plutôt une piqûre de rappel à l'intention du personnel de l'armée russe. La publication de ces données vient dans la foulée de la découverte de plusieurs centaines de victimes civiles probablement torturées et exécutées par l'occupant russe dans la ville de Boutcha au nord de Kyiv. Sur son site Web, le service de renseignement militaire ukrainien a également diffusé il y a quelques jours un extrait de la liste. Il s'agit précisément du personnel de 64 brigades d'infanterie motorisée de la 35e armée qui occupait la ville de Boutcha avant la découverte du massacre de civils. Des actes que l'Ukraine et une partie de l'Occident considèrent comme des crimes de guerre, voire un génocide, réalisés par la Russie. L'ONU et l'Union européenne comptent mener une enquête sur ces possibles exactions commises par l'armée russe. De son côté, le Kremlin dément l'information en accusant l'Ukraine d'avoir commis ce massacre.

Pour en savoir plus

Guerre en Ukraine : les Anonymous s'en prennent à Auchan, Decathlon et Leroy Merlin

Le célèbre groupe d'hacktivistes a fait tomber les sites Internet d'entreprises françaises encore en Russie. En parallèle, les Anonymous annoncent qu'ils ont piraté les serveurs de la banque d'État de la Fédération de Russie et qu'ils vont publier des dizaines de milliers de documents confidentiels.

Article de Fabrice Auclert publié le 24/03/2022

Depuis le début de la guerre en Ukraine, le collectif de hackers Anonymous a décidé de mener une « guerre numérique » contre le « régime criminel du Kremlin » et les entreprises qui le soutiennent. Les pirates ont ainsi déjà frappé des milliers de sites d'État russes et biélorusses ainsi que d'autres sites web importants, comme ceux des aéroports, de centres commerciaux ou de banques.

Mercredi 23 mars, ils ont décidé de s'en prendre aussi aux entreprises étrangères qui poursuivent leurs activités en Russie. Ils ont ainsi piraté les sites internet d'Auchan, de Decathlon et de Leroy-Merlin, trois sociétés françaises qui refusent toujours de fermer boutique. Les hacktivistes ont mis en ligne des visuels pour confirmer ces attaques.

La banque d'État piratée

En parallèle, les Anonymous affirment aussi avoir piraté la banque centrale de la Fédération de Russie et avoir eu accès à 35.000 documents. Sur Twitter, le compte Anonymous TV annonce qu'il va mettre en ligne des milliers de fichiers dans les prochaines 48 heures, dont certains sont considérés comme « top secret ».

La semaine dernière, ils avaient piraté le site Web de la société d'État russe pour l'énergie nucléaire Rosatom, qui aurait pris le contrôle d'une centrale nucléaire en Ukraine. Selon le Jerusalem Post, les hackers ont modifié l'interface du site et ont également eu accès à des Go de données confidentielles qu'ils ont prévus de mettre en ligne.


Guerre en Ukraine : les Anonymous attaquent la Russie

Après s'en être pris à la CIA ou à l'État islamique ces dernières années, le collectif de hackers Anonymous a décidé d'attaquer la Russie. Des chaînes de télévision et les sites officiels du gouvernement ont été piratés.

Publié le 28/02/2022 par Fabrice Auclert

La guerre en Ukraine se joue aussi dans le cyberespace, et on sait que la Russie fait partie des pays les plus avancés en matière de cybersécurité mais aussi dans le piratage. Sauf que sa tentative d'invasion de l'Ukraine a réveillé les Anonymous, ce collectif de hackers qui jouent les « Robin des bois » en ligne, et qui s'était fait connaître dans le passé en s'attaquant à la CIA, l'Église de scientologie, le régime syrien ou encore l'État islamique.

Ce week-end, le groupe a ainsi revendiqué le piratage d'une base de données du ministère russe de la Défense et il aurait piraté plusieurs chaînes de télévision d'État pour diffuser du contenu pro-ukrainien, notamment des chansons « pour que les Russes apprennent facilement l'Ukrainien »... Tout se déroule en coulisses, loin des zones de combat, mais les attaques sont variées et elles perturbent évidemment la stratégie russe.

Le collectif Anonymous a revendiqué ses attaques sur Twitter. © Twitter, Anonymous

Le site du Kremlin toujours inaccessible

Ainsi, dans des messages postés sur Twitter, les Anonymous expliquent avoir lancé des attaques par déni de service pour faire tomber plusieurs sites Internet du gouvernement, et celui de Russia Today, le média soutenu par l'État. Ce lundi matin, les sites officiels du Kremlin et du ministère de la Défense étaient toujours inaccessibles !

Côté russe, on s'est aussi fait remarquer par des cyberattaques, et c'était plutôt avant l'invasion avec des attaques DDoS contre le ministère ukrainien de la Défense et PrivatBank, la plus grande banque commerciale d'Ukraine. Il s'agit simplement de mettre hors service des sites Internet. Mais il y a aussi des attaques virales, bien plus dangereuses, comme celle inédite avec l'utilisation d'un tout nouveau malware de type « wiper ». Objectif : tout effacer !

Les hacktivistes ont piraté plusieurs chaînes russes pour y diffuser l'hymne ukrainien et des clips vidéo. © YouTube, Anonymous


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