Le retour sur Terre du drone spatial X-37B, comme nous l'avions annoncé, a bien eu lieu, à l’écart des curieux, sur une piste de la base militaire de Vandenberg, en Californie). Surprise, l'engin a atterri de jour et l’US Air Force, qui gère ce programme confidentiel, a rendu publique une vidéo de l’atterrissage. Très courte, et un peu frustrante, elle montre pourtant ce que l'on avait jamais vu : cette mini-navette se poser à grande vitesse…

Après 674 jours à tourner autour de la TerreTerre, pour sa troisième mission, le X-37BX-37B est rentré, comme nous vous l'avions annoncé ce week-end. La deuxième mission l'avait fait voler 224 jours en 2010. Un second exemplaire du drone avait accompli un voyage de 469 jours après son lancement, le 5 mars 2011. Long de 8,9 m pour une envergure de 4,5 m et une massemasse au lancement de 5,5 tonnes, cet engin est doté d'une paire d'ailes, d'ailerons et d'une soute qui peut s'ouvrir dans l'espace. L'appareil a un airair de famille avec l'ancienne navette spatiale, en plus petit.

Ce que l'engin a accompli, on n'en sait rien. On a tout juste appris qu'il était réutilisable puisque c'est la deuxième fois qu'il voyageait dans l'espace. Cela dit, on ignore si des modifications ont été apportées ou si des réparations ont été nécessaires. La dernière rumeur veut qu'il possède la capacité de déployer des satellites dans l'espace. Peut-être a-t-il été envoyé pour cela et, éventuellement, récupérer le satellite avant son retour sur Terre.

Passivation du drone spatial X-37B après son atterrissage. © Boeing

Passivation du drone spatial X-37B après son atterrissage. © Boeing

Le retour sur Terre de l'appareil intervient alors que l'Agence spatiale européenne prépare le lancement de l’IXV ou véhicule expérimental intermédiaire, son démonstrateurdémonstrateur de véhicule de rentrée atmosphérique. Construit par Thales Alenia Space, cet engin doit tester les technologies nécessaires aux futurs véhicules spatiaux autonomes de l'ESAESA qui devront revenir intacts sur Terre. Le lancement est prévu pour le 18 novembre. Cela permettra de mesurer l'écart technologique des Européens par rapport aux Américains, aux Russes et aux Chinois qui se chiffrerait en une petite dizaine d'années.