Paysage sur le mont Olympe en Grèce qui rappelle un peu celui de Mars. © Paschalis Bartzoudis, Adobe Stock
Sciences

Vie extraterrestre : la vie telle que nous la connaissons sur Terre pourrait exister aussi sur Mars

ActualitéClassé sous :Vie extraterrestre , Volcan , Costa Rica

Certains environnements sur Terre ressemblent à s'y méprendre à ceux qui ont pu exister sur Mars pas le passé. Et dans ces milieux, les chercheurs trouvent des organismes vivants dotés de formidables capacités d'adaptation. Comme du côté de la Laguna Caliente, au creux du volcan Poás au Costa Rica.

Cela vous intéressera aussi

[EN VIDÉO] Découverte accidentelle de formes de vie extrêmes  En forant une plateforme de glace flottante, des scientifiques ont fait une découverte inattendue : de la vie se cachait au fond de l'eau. 

Une eau ultra acide, des métaux toxiques, des températures qui oscillent entre la vingtaine et la centaine de degrés Celsius et même des « éruptions phréatiques » qui émettent de la vapeur et des cendres et expulsent des roches. La Laguna Caliente, un lac posé dans le cratère du volcan Poás, au Costa Rica, constitue sans doute l'un des environnements les plus hostiles sur Terre.

C'est pourtant là que des chercheurs de l’université du Colorado à Boulder (États-Unis) ont étudié quelques populations de microbes. Des microbes extrêmophiles qui ont développé des stratégies originales pour leur permettre de vivre dans des conditions finalement assez analogues à celles que les astronomes décrivent autour des sources chaudes qui ont existé pendant les milliards d'années dans le passé de la planète Mars.

Les chercheurs de l’université du Colorado à Boulder (États-Unis) ont travaillé sur les rives du Laguna Caliente, le lac du volcan Poás (Costa Rica). © Justin Wang, Université du Colorado

Des stratégies diverses pour survivre aux conditions extrêmes

En 2013 déjà, une équipe avait découvert que ce lac n'abritait qu'une seule espèce microbienne, du genre Acidiphilium. Après une série d’éruptions, en 2017, les chercheurs sont revenus observer les éventuels changements induits dans les populations. Ils ont noté un accroissement de la biodiversité. Mais toujours une forte dominance de la bactérie Acidiphilium.

C'est finalement un séquençage de l’ADN d'organismes contenus dans un échantillon issu du lac qui a montré que ces bactéries jouissent d'une grande variété de capacités biochimiques qui les aident à tolérer les conditions extrêmes et même changeantes dans lesquelles elles évoluent. « Nous ne nous attendions pas à autant de diversité compte tenu justement de la faible biodiversité trouvée dans le lac », commente Justin Wang, l'auteur principal de l'étude.

En étudiant la vie dans les environnements extrêmes — ici dans la Laguna Caliente, un lac posé dans le cratère du volcan Poás (Costa Rica) — qui existent sur Terre, les scientifiques peuvent orienter les recherches de traces de vie ailleurs dans l’Univers et notamment sur Mars. © sal73it, Adobe Stock

Ces travaux montrent donc comment la vie telle que nous la connaissons pourrait exister et se développer dans des environnements hydrothermaux comme il en a aussi existé sur Mars. Sur le bord du cratère Jezero où s'est posé le rover Perseverance il y a presque un an maintenant, par exemple. « Mais, rappellent les chercheurs, cela ne répond toujours pas à la question de savoir si la vie est jamais apparue sur la Planète rouge ou si elle ressemble à celle qui s'est développée sur Terre ».

Abonnez-vous à la lettre d'information La quotidienne : nos dernières actualités du jour. Toutes nos lettres d’information

!

Merci pour votre inscription.
Heureux de vous compter parmi nos lecteurs !