Un exemple des sources hydrothermales découvertes au fond des océans, souvent proches des dorsales océaniques à des milliers de mètres de profondeur. Des organismes vivent là, dans une eau acide et très chaude, jusqu'à plus de 100 °C. Ces écosystèmes sans lumière fonctionnent grâce à l'énergie de la chimiosynthèse, exploitant par exemple le soufre ou l'hydrogène. La photographie a été prise au fond de l'océan Pacifique, sur l'arc volcanique des Mariannes. © Pacific Ring of Fire 2004 Expedition, NOAA Office of Ocean Exploration, Bob Embley, NOAA PMEL, Chief Scientist

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Organismes extrêmophiles : qui sont les champions ?

Question/RéponseClassé sous :bactéries , bactérie extrêmophile , condition de vie extrême

Au cours du XXe siècle, les investigations scientifiques ont mis en lumière la possibilité pour des organismes de prospérer dans des milieux extrêmes que l'on n'imaginait pas (ou alors peu) compatibles avec la vie. Quels sont les records détenus par les extrêmophiles, champions toutes catégories de la résistance aux pires conditions physico-chimiques actuellement connues de la vie sur Terre ?

Si l'exploration sous-marine, au niveau des rifts des dorsales océaniques a révélé au grand public à la fin des années 1970, la présence d'organismes extrêmophiles de grande taille (vers tubicoles géants Riftia pachyptila, crustacés, poissons), et que les tardigrades ont fait beaucoup parler d'eux ces derniers temps, c'est dans le monde de l'infiniment petit, du côté des bactéries, organismes procaryotes, que l'on trouve les champions de la résistance aux environnements hostiles.

Super-bactéries et archées en milieux extrêmes

Ainsi, l'archée Pyrococcus CH1, découverte à 4.100 mètres de profondeur, vit dans une eau dont la température est comprise entre 85 °C et 105 °C et peut encore se diviser sous une pression hydrostatique de 1.200 bars (soit plus de 1.000 fois supérieure à la pression atmosphérique), 520 bars étant sa pression optimale de croissance, tandis que Pyrodictium a une température optimale de développement située à 105 °C. Mais le détenteur du record en ce qui concerne les températures revient à Methanopyrus kandleri, capable de se reproduire, in vitro, à 122 °C !

À l'extrême opposé, Planococcus halocryophilus, isolé du pergélisol antarctique, se multiplie à -16 °C et survit jusqu'à une température de -25 °C.

De leurs côtés, Deinococcus radioduransDeinococcus radiophilus et Rubrobacter radiotolerans sont les plus résistants à la radioactivité, puisqu'ils supportent des niveaux de radiation de cinq millions de rads, soit 5.000 fois la dose mortelle susceptible de tuer un homme !

Methanopyrus kandleriPlanococcus halocryophilusDeinococcus radiodurans ne sont que deux exemples parmi les nombreux environnements hostiles dans lesquelles se développent les extrêmophiles.

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