Un nouveau dispositif d'identification des composés organiques du sol martien a été mis au point par Alison Skelly, de l'Université de Californie - Berkeley, et ses collègues dans le but de vérifier une fois pour toute l'existence d'une forme de vie sur Mars.
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La chose avait déjà été tentée en 1976 par les sondes Viking 1Viking 1 et 2 mais la faible précision des instruments n'avait pas permis de conclure. Cette fois-ci, les chercheurs ont fabriqué un appareil baptisé Mars Organic Analyzer (MOA) affichant une sensibilité un million de fois supérieure, de l'ordre de la partie par mille milliards. La machine de 11 kgkg effectue successivement deux opérations.

Les échantillons du sol sont d'abord chauffés pour passer de l'état solidesolide à l'état gazeuxétat gazeux (sublimationsublimation). Les vapeurs produites se condensent et c'est durant cette phase que les acides aminésacides aminés sont détectés par marquage fluorescent à la fluorescamine. Les différentes moléculesmolécules sont ensuite séparées par électrophorèse capillaire afin de déterminer leur charge, leur poids et leur chiralitéchiralité.

Ce dernier point est d'une importance cruciale. En effet, les acides aminés peuvent être lévogyreslévogyres (L) ou dextrogyresdextrogyres (D) ; sur certaines météoritesmétéorites, on les trouve en proportions égale, tandis que sur TerreTerre, ils sont en majorité de type L.

L'excès d'une des deux configurations sur Mars pourrait donc être le signe d'une activité biologique. L'outil a été testé sur des zones sèches en Californie et au Chili. Les chercheurs espèrent que le MOA fera l'objet d'une expérience embarquée sur la mission ExomarsExomars de l'ESAESA, dont le lancement est prévu en 2009.