Dans le cadre de sa participation à la quatrième Année Polaire Internationale (permettant une coordination internationale et interdisciplinaire de l'observation scientifique des phénomènes géophysiques), la Chine a prévu de moderniser et augmenter le nombre de ses infrastructures scientifiques en Antarctique.
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Ce programme, nommé PANDA ou "Prydz Bay, Amery Ice Shelf and Dome A Observatories" et impliquant 8 partenaires internationaux dont la France par le biais du CNRS et du CEA, concerne la création d'une nouvelle station scientifique sur le plus haut plateau de la calotte glaciairecalotte glaciaire du pôle sud, la région du Dome A, et la rénovationrénovation des deux plus anciennes. Les scientifiques y étudieront l'évolution de la massemasse de l'AntarctiqueAntarctique, du niveau de la mer et du changement climatiquechangement climatique.

En outre, cette station accueillera un observatoire astronomique doté de 400 télescopes d'ici les 10 prochaines années. D'après Ye Shuhua de l'Académie des Sciences de Chine, la netteté de ces images en raison d'une clarté optimale à cet endroit et de l'absence de radiations en condition climatique polaire glaciaire permettront d'égaler la qualité des clichés du télescope spatial Hubbletélescope spatial Hubble.

Année Polaire Internationale

Cette nouvelle APIAPI sera l'occasion d'organiser des campagnes internationales de grande envergure, capables de faire franchir de nouvelles étapes à la recherche polaire. Ces campagnes se dérouleront tant dans l'hémisphère nordhémisphère nord que dans l'hémisphère sudhémisphère sud et participeront à démontrer le rôle moteur que jouent les régions polaires vis-à-vis du reste de la planète. Toutes les disciplines seront concernées, incluant les sciences humaines et sociales, mais les projets devront présenter une approche interdisciplinaire et impliquer des acteurs internationaux.

Par Yannick Lannes