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DigiMorph, la banque d'images 3D de fossiles en ligne

ActualitéClassé sous :physique , paléontologie , tomodensitométrie

Il est désormais possible pour tous les paléontologues de la planète d'examiner dans les moindres détails le crâne du plus ancien dinosaure connu... sans sortir de chez eux ! L'Université du Texas dispose en effet d'une librairie digitale en ligne, DigiMorph, grâce à laquelle on peut accéder librement à des images en 3D de plusieurs centaines de spécimens d'animaux.

Une image du crâne du plus vieux dinosaure connu, Herrerasaurus. © Digimorph.org

La technique de la tomodensitométrie est bien connue puisqu'on l'utilise quotidiennement en médecine pour faire passer un scanner à des patients. Depuis des années, les paléontologues et les zoologistes ont entrepris de l'utiliser pour obtenir des détails fins des structures internes et externes d'animaux disparus ou actuels. C'est donc grâce aux rayons X que l'on en sait plus sur le crâne du T-Rex ou sur la nourriture des ammonites.

On peut trouver aujourd'hui sur le site de la Digital Morphology library, ou DigiMorph, des images en 2D ou en 3D de quelque 750 spécimens d'animaux, obtenues par tomodensitométrie grâce aux contributions de 150 chercheurs appartenant à plusieurs institutions et musées de par le monde. Il existe une vidéo de présentation du site. Les images et les informations présentes sur le site peuvent être utilisées et traitées par des enseignants, des étudiants et des chercheurs.

Un outil pour l'archéologie et l'anthropologie

Le paléontologiste Timothy Rowe se souvient de son émerveillement quand il a pu utiliser les techniques d'imageries pour manipuler les coupes obtenues par tomodensitométrie du crâne du fameux Herrerasaurus (le plus vieux dinosaure connu) : « je pouvais ouvrir numériquement son crâne et répondre à mes questions concernant l'aspect de son cerveau ». Il se souvient aussi de la mâchoire d'un petit Mammifère, guère plus grande qu'une phalange du bout d'un doigt : « J'ai vu des choses dans le modèle numérique que je ne pouvais pas voir dans l'original. Je pouvais voir les racines des dents, je pouvais voir le canal d'un nerf et si celui-ci servait pour un capteur spécial sur la face de l'animal ».

La tomodensitométrie n'est pas seulement utile pour les scientifiques qui étudient les fossiles ou même des animaux vivants et rares. Cette technologie peut aussi servir à dévoiler les secrets de livres anciens, de vieux documents et des œuvres d'art. Ainsi, Rowe mentionne que lui et ses collègues du High-Resolution X-ray Computed Tomography Facility de l'Université du Texas commencent à voir de plus en plus les archéologues, anthropologues et les conservateurs de musées d'art. Ils viennent leur demander de l'aide, par exemple pour dérouler numériquement des rouleaux de papyrus scannés par les chercheurs de DigiMorph.

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