« Lever de Terre » vu depuis par la Lune par la sonde japonaise Selene, en avril 2008. © Jaxa, NHK
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Retour de la Russie sur la Lune : les principales étapes

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[EN VIDÉO] Youri Gagarine : le premier homme dans l'espace  Le 12 avril 1961, la fusée R-7 Vostok décollait pour un vol historique. 

La Russie a un programme d'exploration lunaire très ambitieux. Piloté par Roscosmos, ce programme prévoit deux landers, un orbiter, une mission de retour d'échantillons et un rover. La première de ces cinq missions, Luna-25, devrait être lancée à l'automne. Futura vous donne un bref aperçu de ces missions.

Quarante-cinq ans après sa dernière mission lunaire, la Russie s'apprête à faire son grand retour sur la Lune avec une série de plusieurs missions qui vont se succéder ces prochaines années. Notez que l'Agence spatiale européenne participera à ces prochaines missions robotiques de la Russie. De Luna-27 -- alias Luna-Resurs -- qui doit se poser sur la surface lunaire au pôle sud à Luna-28 -- pour récupérer des échantillons -- sans oublier le Luna-25/Luna-Glob, l'Esa devrait fournir des équipements dérivés du programme ExoMars (ExoMars 2016 et ExoMars 2022).

La première mission de cette nouvelle génération à rejoindre la Lune sera Luna-25, aussi connue sous son ancien nom Luna-Glob. Elle sera lancée cet automne, vraisemblablement en octobre. Elle atterrira au pôle sud avec, comme principal objectif, d'étudier la glace sous la surface : les observations radar les plus récentes ont identifié dans le sous-sol des couches de glace d'eau localisées à seulement moins de 50 centimètres de la surface et s'enfonçant jusqu'à plus ou moins 1,5 mètre de profondeur. Cette mission est donc d'un très grand intérêt car de nombreux pays et agences spatiales prévoient de s'installer durablement sur la Lune et comptent bien utiliser cette glace d'eau pour de nombreux usages, comme la fourniture de l'air, de l'eau et du carburant.

Luna-27. © Roscosmos

Suivra Luna-26 qui devrait être lancée dès 2023. Il s'agit d'un orbiter qui a pour but de localiser et cartographier en très haute résolution des sites d'atterrissage potentiels comme ceux qui pourraient servir à construire une base, accueillir des postes avancés ou pour des missions de retour d'échantillons. Luna-26 sera également utilisée pour étudier les anomalies magnétiques et gravitationnelles de la Lune.

Forer jusqu'à 2 mètres de profondeur

En 2025, avec Luna-27 (Luna-Ressources), la Russie retournera se poser au pôle sud dans un site qui pourrait accueillir une base habitée. Cette mission est certainement la mission la plus ambitieuse de toute cette série. C'est aussi celle pour laquelle la participation de l'ESA est la plus forte. En effet, elle fournira Prospect (Platform for Resource Observation and in-Situ Prospecting for Exploration, Commercial exploitation and Transportation). Cet équipement est constitué d'une foreuse conçue pour extraire des échantillons du sol lunaire jusqu'à une profondeur d'un mètre environ, et de différents instruments pour les analyser dont un spectromètre. La foreuse utilisée est dérivée de celle du rover ExoMars 2022 et sera réalisée par Leonardo.

L'objectif de ces forages est bien évidemment de détecter la présence de glace d'eau et de déterminer dans quelle mesure cette eau pourra être utilisée et adaptée aux besoins des futurs explorateurs lunaires pour établir une base permanente sur la Lune. Elle fournira aussi le système d'alunissage Pilot capable d'un atterrissage de précision en autonomie complète. Cet engin, développé par Airbus, met en œuvre des technologies de navigation, ainsi que de détection et d'évitement de situations dangereuses, pour fournir à Luna-27, durant les dernières minutes de sa descente, les informations nécessaires à son alunissage.

Le Luna-Resurs (Luna 27) doit se poser au pôle sud sur un site qui pourrait accueillir une base habitée. Cette mission doit notamment estimer les ressources exploitables pour une présence humaine. © Roscosmos

Les missions suivantes, Luna-28 et Luna-29 n'ont pas encore de date de lancement. Luna-28 est une mission de retour d’échantillons lunaires du pôle sud qui contiendrait de la glace d'eau et des éléments modérément volatils comme le cuivre, le sodium, le potassium ou encore le zinc. Cette eau et ces substances volatiles sont autant de ressources potentielles, essentielles à l'autonomie nécessaire à la présence humaine sur la Lune, une étape clé pour préparer de futures missions humaines martiennes, puis l'expansion dans l'espace lointain.

Enfin, à l'échéance d'une dizaine d'années, la Russie pourrait envoyer un rover (Luna-29). Mais, à ce jour, aucune information officielle concernant cette mission n'a été communiquée.

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