Une infection sexuellement transmissible (IST), comme son nom l'indique est une maladie transmissible sexuellement, entre partenaires au cours d’un rapport sexuel ou des préliminaires. On n'utilise plus la terminologie de "maladies sexuellement transmissibles" (MST) car plusieurs de ces infections ne sont pas à proprement parler des maladies.

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Le simple contact, mais aussi plusieurs fluides corporels peuvent être impliqués : sang, sécrétionssécrétions vaginales, spermesperme ou liquide séminalliquide séminal, lait maternellait maternel :

  • Le virus de l'immunodéficienceimmunodéficience humaine (VIHVIH), responsable du syndromesyndrome d'immunodéficience acquise (SIDASIDA) est ce que les spécialistes appellent un rétrovirusrétrovirus. Au stade du SIDA le système immunitairesystème immunitaire du patient est considérablement affaibli, ce qui le rend vulnérable à de nombreuses infections.  Celles-ci sont dites « opportunistes » car elles apparaissent à l'occasion (« l'opportunité ») de ce déficit immunologique. Aujourd'hui les anticorpsanticorps anti-VIH qui traduisent l'infection, peuvent être détectés 22 jours après la contaminationcontamination. Les professionnels se réfèrent à ce délai comme à la « fenêtrefenêtre de séroconversion ». Les traitements du sida sont divers, souvent complexes et contraignants même si d'importants progrès ont été accomplis. L'introduction des trithérapiestrithérapies il y a 12 ans, a littéralement bouleversé le pronosticpronostic vital de l'infection;
  • Transmise au cours d'un rapport sexuel, par des fluides biologiques - sperme, liquide séminal, sécrétions vaginales - ou par le sang, l'hépatite B est responsable de pratiquement 10% des transplantationstransplantations hépatiques en France. Symptomatique ou non, elle évolue dans 20% des cas vers une cirrhosecirrhose, et dans 20% des cas aussi, en hépatite chronique. Selon l'OMSOMS, le virusvirus responsable de la maladie - le VHB - est à l'origine de 60% à 80% des cancerscancers primitifs du foiefoie dans le monde. Il est 50 à 100 fois plus infectieux que le VIH. C'est donc le premier cancer contre lequel il existe un vaccinvaccin. Celui-ci a aujourd'hui largement prouvé son efficacité.  Il existe des traitements, contraignants mais efficaces. ;
  • L'hépatite C est également transmissible par le sang ou les rapports sexuels. L'infection peut là encore évoluer vers une hépatite chronique, une cirrhose ou un cancer du foie.  Il n'existe aucun vaccin, mais là aussi certains traitements antivirauxantiviraux sont efficaces ;
  • Extrêmement contagieuse, la syphilis est due à l'infection par Treponema pallidumTreponema pallidum. Trois semaines après la contamination,  la maladie se manifeste par un chancre -une ulcération- indolore et situé au point d'inoculation. Heureusement, elle se soigne très bien par antibiothérapie ;
  • Les infections gonococciques, autrement dit les blennorragiesblennorragies, sont provoquées par une bactériebactérie - le gonocoquegonocoque Neisseria gonorrhoeae- qui cible les organes génito-urinaires. La période d'incubation varie généralement de 2 à 7 jours. Leur traitement repose sur une antibiothérapie ;
  • La lymphogranulomatose vénérienne rectale (LGVLGV) se caractérise par des écoulements purulents ou hémorragiques.  Elle concerne essentiellement les homosexuelshomosexuels de sexe masculin, mais peut se propager par des contacts sexuels, vaginaux ou oraux non protégés.  La LGV - qui peut se traiter efficacement - augmente également le risque d'infection à VIH ou par d'autres ISTIST ;
  • Les chlamydioses elles, sont provoquées par la bactérie ChlamydiaChlamydia trachomatis. A terme, cette IST peut être responsable de stérilité chez la femme et d'une infection des canaux déférents, qui transportent les spermatozoïdesspermatozoïdes depuis les testiculestesticules, chez l'homme ;
  • L'herpès génital est une IST dont on ne guérit jamais. Une fois installé le virus est présent à vie dans l'organisme. Là aussi, le risque majeur est de provoquer une stérilité ;
  • Les infections à papillomavirus  humain (HPV) sont responsables de condylomes acuminéscondylomes acuminés, généralement appelés verrues génitales. Ces derniers sont très contagieuxcontagieux mais sans danger. En revanche certaines variétés -les HPV 16, 18, 31, 33, 35, 45, 51, 52, 58 - provoquent des années plus tard l'apparition de lésions précancéreuses puis de cancers du col de l'utéruscancers du col de l'utérus.  Il n'y a pas de traitement contre l'infection HPV.  En revanche deux vaccins permettent de la prévenir.  Le cancer du col de l'utérus est donc le second cancer contre lequel existe un vaccin efficace.

Contre les infections sexuellement transmissibles, la meilleure des protections est naturellement le préservatifpréservatif. En cas d'accidentaccident, ou de rapport à risque, si vous avez le moindre  doute, consultez. N'hésitez pas à vous rendre dans les nombreux Centres de dépistagedépistage anonyme et gratuit (CDAG) présents dans les principales villes françaises.