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Quelles sont les principales IST ?

Question/RéponseClassé sous :Sexualité , nogoog=1 , infections sexuellement transmissibles

Une infection sexuellement transmissible (IST), comme son nom l'indique est une maladie transmissible sexuellement, entre partenaires au cours d'un rapport sexuel ou des préliminaires. On n'utilise plus la terminologie de "maladies sexuellement transmissibles" (MST) car plusieurs de ces infections ne sont pas à proprement parler des maladies.

Le préservatif, la meilleure protection contre les infections sexuellement transmissibles - Crédits : massi b - Fotolia

Le simple contact, mais aussi plusieurs fluides corporels peuvent être impliqués : sang, sécrétions vaginales, sperme ou liquide séminal, lait maternel :

  • Le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), responsable du syndrome d'immunodéficience acquise (SIDA) est ce que les spécialistes appellent un rétrovirus. Au stade du SIDA le système immunitaire du patient est considérablement affaibli, ce qui le rend vulnérable à de nombreuses infections.  Celles-ci sont dites « opportunistes » car elles apparaissent à l'occasion (« l'opportunité ») de ce déficit immunologique. Aujourd'hui les anticorps anti-VIH qui traduisent l'infection, peuvent être détectés 22 jours après la contamination. Les professionnels se réfèrent à ce délai comme à la « fenêtre de séroconversion ». Les traitements du sida sont divers, souvent complexes et contraignants même si d'importants progrès ont été accomplis. L'introduction des trithérapies il y a 12 ans, a littéralement bouleversé le pronostic vital de l'infection;
  • Transmise au cours d'un rapport sexuel, par des fluides biologiques - sperme, liquide séminal, sécrétions vaginales - ou par le sang, l'hépatite B est responsable de pratiquement 10% des transplantations hépatiques en France. Symptomatique ou non, elle évolue dans 20% des cas vers une cirrhose, et dans 20% des cas aussi, en hépatite chronique. Selon l'OMS, le virus responsable de la maladie - le VHB - est à l'origine de 60% à 80% des cancers primitifs du foie dans le monde. Il est 50 à 100 fois plus infectieux que le VIH. C'est donc le premier cancer contre lequel il existe un vaccin. Celui-ci a aujourd'hui largement prouvé son efficacité.  Il existe des traitements, contraignants mais efficaces. ;
  • L'hépatite C est également transmissible par le sang ou les rapports sexuels. L'infection peut là encore évoluer vers une hépatite chronique, une cirrhose ou un cancer du foie.  Il n'existe aucun vaccin, mais là aussi certains traitements antiviraux sont efficaces ;
  • Extrêmement contagieuse, la syphilisest due à l'infection par Treponema pallidum. Trois semaines après la contamination,  la maladie se manifeste par un chancre -une ulcération- indolore et situé au point d'inoculation. Heureusement, elle se soigne très bien par antibiothérapie ;
  • Les infections gonococciques, autrement dit les blennorragies, sont provoquées par une bactérie - le gonocoque Neisseria gonorrhoeae- qui cible les organes génito-urinaires. La période d'incubation varie généralement de 2 à 7 jours. Leur traitement repose sur une antibiothérapie ;
  • La lymphogranulomatose vénérienne rectale (LGV) se caractérise par des écoulements purulents ou hémorragiques.  Elle concerne essentiellement les homosexuels de sexe masculin, mais peut se propager par des contacts sexuels, vaginaux ou oraux non protégés.  La LGV - qui peut se traiter efficacement - augmente également le risque d'infection à VIH ou par d'autres IST ;
  • Les chlamydioseselles, sont provoquées par la bactérie Chlamydia trachomatis. A terme, cette IST peut être responsable de stérilité chez la femme et d'une infection des canaux déférents, qui transportent les spermatozoïdes depuis les testicules, chez l'homme ;
  • L'herpès génital est une IST dont on ne guérit jamais. Une fois installé le virus est présent à vie dans l'organisme. Là aussi, le risque majeur est de provoquer une stérilité ;
  • Les infections à papillomavirus  humain (HPV) sont responsables de condylomes acuminés, généralement appelés verrues génitales. Ces derniers sont très contagieux mais sans danger. En revanche certaines variétés -les HPV 16, 18, 31, 33, 35, 45, 51, 52, 58 - provoquent des années plus tard l'apparition de lésions précancéreuses puis de cancers du col de l'utérus.  Il n'y a pas de traitement contre l'infection HPV.  En revanche deux vaccins permettent de la prévenir.  Le cancer du col de l'utérus est donc le second cancer contre lequel existe un vaccin efficace.

Contre les infections sexuellement transmissibles, la meilleure des protections est naturellement le préservatif.  En cas d'accident, ou de rapport à risque, si vous avez le moindre  doute, consultez. N'hésitez pas à vous rendre dans les nombreux Centres de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) présents dans les principales villes françaises.

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