L’absence d’atmosphère autour de la Lune la rend vulnérable à la chute de débris rocheux de toutes sortes. Le 17 mars, une météorite d’à peine 40 centimètres a provoqué l’explosion la plus forte jamais enregistrée sur notre satellite naturel. Cet événement a été filmé.
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Depuis 2005 que l'Agence spatiale américaine les surveille, quelque 300 impacts ont été détectés sur l'astreastre sélène. Le 17 mars dernier, la Nasa enregistrait la plus forte explosion de météoritemétéorite jamais observée à la surface de la Lune. La puissance était telle que pendant une seconde, le site de l'impact brillait comme une étoileétoile de magnitudemagnitude 4 : ce flashflash lumineux était visible à l'œilœil nu depuis la TerreTerre.

Le programme de surveillance des impacts lunaires de la NasaNasa vise à identifier les débris spatiaux qui constituent une menace potentielle pour le système Terre-Lune. Il est également utilisé en prévision, certes lointaine, des missions habitées sur la Lune. L'idée étant de déterminer les taux d'impact de ces météorites, et de faire prendre conscience des risques encourus par les futurs explorateurs lunaires. Depuis le début de cette surveillance spatiale, la Nasa est surprise par la fréquencefréquence élevée de ces événements.


Dans le cas d'une chute vers la Terre, une météorite de moins d'une quarantaine de centimètres se consumerait dans l’atmosphère. Sur la Lune, le scénario est très différent, comme le démontre l’explosion survenue le 17 mars. Cette vidéo, en anglais, montre le flash lumineux (vers 0'48), et l'on peut y voir tous les impacts observés depuis 2005 (entre 2'48 et 3'00), le point rouge signalant l'explosion concernée. © Nasa

Images du cratère d’impact lunaire à venir par la sonde LRO

L'analyse des données laisse à penser que cette météorite devait peser quelque 40 kgkg et afficher un diamètre de 30 à 40 cm. Elle a percuté la LuneLune à une vitessevitesse de 90.000 km/h, dégageant une explosion d'une puissance équivalente à cinq tonnes de TNTTNT. Résultat, un cratère d’impact attendu d'une vingtaine de mètres, suffisamment grand pour que la sonde LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter) de la Nasa, en orbiteorbite autour de la Lune, le détecte lors d'un prochain survolsurvol du site.

Au même moment, le réseau de surveillance de l'espace proche de la Terre repérait un nombre inhabituellement élevé de météorites dans l'atmosphèreatmosphère terrestre. Si d'ordinaire la plupart des météorites se consument dans l'atmosphère avant d'atteindre le sol, l'une d'entre elles, le 15 février 2013, a explosé au-dessus de Tcheliabinsk, en Oural. Le souffle de l'explosion a endommagé des bâtiments et brisé d'innombrables vitresvitres, dont les éclats ont fait de nombreux blessés, légers pour la plupart.

Ces deux événements, l'un sur la Terre et l'autre sur la Lune, sont vraisemblablement liés. On suppose que notre planète et son satellite sont passés dans une région du Système solaire plus dense en poussières et débris rocheux. Pour le vérifier, il faudra attendre un an, quand nous repasserons dans la même région.