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La Russie prévoit 13 lancements en trois mois

ActualitéClassé sous :Astronautique , satellite , lancement de satellite

Malgré un certain nombre de revers ces dernières années, les lanceurs russes restent une valeur sûre. En trois mois, et aux quatre coins de la planète, pas moins de 11 lancements sont prévus !

Décollage en juillet 2000 d'un lanceur Soyouz, avec à son bord deux des quatre satellites de la constellation Cluster 2 de l'Agence spatiale européenne. Le prochain trimestre s’annonce chargé pour les lanceurs russes. © Esa, Starsem, S. Corvaja

On se bouscule au portillon en Russie. Pas moins de 13 lancements sont prévus en seulement trois mois. Si rien ne vient perturber cet agenda, on devrait assister à deux tirs en février, six en mars et cinq en avril. Au total, 17 satellites seront lancés par quatre lanceurs différents et quatre versions du Soyouz depuis quatre bases spatiales, dont une située sur une plateforme dans l'océan Pacifique.

C'est un Soyouz U qui a ouvert le bal, le 5 février, en lançant avec succès un cargo Progress à destination de la Station spatiale internationale pour la ravitailler. Suivra le 15 février, depuis le cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, le lancement d'un Proton-M équipé d'un étage supérieur Briz-M. Il aura pour mission de mettre en orbite le satellite turc Türksat 4A.

Le 11 mars prochain, un Soyouz 2-1B avec un étage supérieur Fregat décollera du centre spatial de Plessetsk. Il placera en orbite un satellite Glonass-M qui viendra renforcer la constellation russe de positionnement et de navigation par satellite. Cinq jours plus tard, le 16, c'est un Proton-M, avec un étage supérieur Briz-M, qui décollera avec à son bord les satellites de télécommunications Ekspress-AT1 et Ekspress-AT2. Le 19 mars, ce sera au tour d'un missile reconverti en lanceur Strela de mettre en orbite le satellite de reconnaissance militaire Kondor-E.

Le retour en vol du Zenit est très attendu. Plus d'un an après son échec, ce système de lancement original (une plateforme en pleine mer proche de l'équateur) joue gros sur ce lancement. Compte tenu du nombre de lanceurs sur le marché, un nouvel échec pourrait être fatal à la société Sea Launch, qui opère ce système de lancement.

Le retour en vol du Zenit est très attendu. Plus d'un an après son échec, ce système de lancement original (une plateforme en pleine mer proche de l'équateur) joue gros sur ce lancement. Compte tenu du nombre de lanceurs sur le marché, un nouvel échec pourrait être fatal à la société Sea Launch, qui opère ce système de lancement. © Sea Launch

Retour en vol du Zenit de Sea Launch

Le 26 mars, un équipage de trois astronautes prendra place à bord de la capsule Soyouz TMA-12M. Il sera mis en orbite par un lanceur Soyouz-FG à destination de la Station spatiale, que les astronautes rejoindront en quelques heures. Trois jours plus tard, à l'autre bout de la Terre, c'est un Soyouz européanisé (Soyouz ST-A) qui s'élancera du centre spatial de Kourou pour placer en orbite Sentinel 1, le premier satellite du programme Copernicus à être lancé.

Le mois de mars se terminera avec le lancement d'un Rockot qui mettra en orbite trois satellites militaires pour le compte du ministère russe de la Défense. Début avril, le satellite de télécommunications Express AM4R sera lancé par un Proton-M et son étage supérieur Briz-M. Le 9 du même mois, un cargo spatial Progress sera de nouveau lancé à destination de l'ISS. Enfin, en pleine mer, le lanceur Zenit effectuera son retour en vol, plus d'un an après son dernier échec. Il décollera le 13 avril de sa plateforme pour mettre en orbite le satellite de télécommunications européen Eutelsat 3B.

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