Deux après l'explosion au décollage du lanceur Zenit 3SL et la mise en redressement judiciaire qui s'en est suivie, Sea Launch vient de réussir son retour en vol avec le lancement d'Atlantic Bird 7. © Sea Launch

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En bref : retour en vol du lanceur Zenit de Sea Launch

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Proche du dépôt de bilan en 2009, Sea Launch a pu finalement reprendre ses activités avec le lancement réussi ce weekend d'un satellite de télécommunications. Un retour en vol rendu possible par l'arrivée dans son capital d'Energia Overseas Limited (EOL), filiale d'Energia.

Deux ans après avoir été placée en redressement judiciaire, la société Sea Launch a repris ses activités et lancé avec succès le satellite de télécommunications Atlantic Bird 7 pour le compte d'Eutelsat. Le lanceur, un Zenit-3SL a décollé samedi 24 septembre à 20 h 18 TU depuis la plateforme Odyssey située en pleine mer et proche de l'équateur.

Construit par Astrium autour de la plateforme Eurostar E3000, ce satellite de 4,6 tonnes est doté d'une cinquantaine de répéteurs en bande Ku et doit fonctionner pendant au moins quinze ans. Positionné à 7° ouest, il vient renforcer les capacités d'Eutelsat sur le Moyen-Orient, l'Afrique du Nord et l'Afrique du Nord-Ouest.

Une histoire mouvementée

Créée pour concurrencer Arianespace sur le marché des lancements de satellites de télécommunications, cette société n'a jamais réellement réussi à s'imposer sur ce créneau, malgré 27 lancements réussis, sur 30 tirs, entre 1999 et 2009.

Entre cadence de lancement trop faible, deux explosions du lanceur et un redressement judiciaire, la société aura connu tous les déboires possibles. Elle n'aura pas convaincu les opérateurs de satellites, qui lui ont préféré Arianespace et dans une certaine mesure International Launch Services et son lanceur Proton.

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