Le satellite Eutelsat-9B sera le premier à être doté d'un terminal EDRS pour relayer vers la Terre des données acquises par des satellites en orbite basse. Satellites qui devront être équipés d'un terminal laser pour envoyer leurs données vers les terminaux EDRS. © Astrium

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Des relais géostationnaires pour améliorer les services satellitaires

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L'accroissement du nombre de services spatiaux impose d'améliorer l'envoi des informations vers le sol. L'Esa et Astrium ont une solution : EDRS, un système de relais entre les satellites en orbite basse et les stations de réception terrestres.

Astrium construira le satellite de télécommunications Eutelsat 9B qui embarquera le système de relais de données européen développé dans le cadre d'un partenariat public-privé (PPP) mis en place entre l'Agence spatiale européenne et Astrium. C'est le quatrième PPP que lance l'Esa, après le satellite de télécommunications Hylas, la plateforme Alphabus et la petite plateforme géostationnaire de faible puissance (3 kilowatts) Geo d'OHB. Cette solution du partenariat public-privé, initié par Jean-Jacques Dordain (directeur général de l'Esa), « permet à l'industrie de prendre des risques plus importants pour permettre à l'Europe d'exploiter avantageusement les technologies satellitaires de pointe », explique l'Esa.

Ce système permettra de transférer de plus grandes quantités de données et surtout plus rapidement. Il sera opérationnel dès 2014. Dans un premier temps, EDRS sera utilisé par les satellites Sentinelles 1 et 2 de GMES (surveillance mondiale pour l'environnement et la sécurité), programme d'observation de la Terre de l'UE piloté par la Commission européenne en partenariat avec l'Esa et l'Agence européenne de l'environnement. Il comprendra deux charges utiles placées à bord des satellites géostationnaires Eutelsat 9B (2014) et un satellite spécifique construit par OHB (Allemagne), qui utilisera la petite plateforme Geo (2015).

Des relais de données en temps réel

L'intérêt de ce système est de relayer en permanence les données fournies par des satellites en orbite basse. En effet, évoluant à faible altitude, ces satellites doivent attendre de passer au-dessus d'une station au sol pour lui transférer leurs données. Dans certains cas, plusieurs heures sont nécessaires, ce qui est souvent préjudiciable. D'où l'idée d'installer des relais de données en orbite géostationnaire. À près de 36.000 kilomètres de la Terre, les relais EDRS seront en permanence au-dessus d'une station sol et, depuis ce poste géostationnaire, tous les satellites en orbite basse seront visibles en continu ou dans un délai d'environ 20 minutes. Une vidéo sur le site d'Astrium illustre schématiquement le principe d'un relais EDRS.

Une telle configuration garantit aux opérateurs de ces satellites des relais de données vers la Terre rapides et pour ainsi dire ininterrompus. « Les utilisateurs pourront disposer, à la demande, de données satellitaires en temps réel et à l'endroit voulu et au moment voulu », précise l'Agence spatiale européenne dans son communiqué.

La première charge utile EDRS, comprenant un terminal de télécommunication laser et une liaison intersatellites en bande Ka, sera installée à bord du satellite Eutelsat-9B et mis à poste à 9° est. Quant aux terminaux laser, ils seront développés par Tesat (Allemagne) et pourront transmettre jusqu'à 1,8 gigabit par seconde sur plus de 40.000 km, distance entre EDRS sur orbite géostationnaire et les satellites sur orbite basse.

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