Avec la décision de l'Esa de prolonger de deux ans la plupart de ses missions spatiales, la totalité du spectre électromagnétique depuis l’ultraviolet jusqu’au domaine submillimétrique sera accessible aux chercheurs européens au moins jusqu'en 2012. © Esa

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L’Agence spatiale européenne prolonge 11 de ses grandes missions spatiales

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L'Agence spatiale européenne a décidé de prolonger la durée de vie de onze de ses missions spatiales jusqu'en 2012. Le bon fonctionnement des sondes et un retour scientifique qui comble la communauté scientifique ont poussé le comité scientifique de l'Esa à trouver le financement nécessaire pour les maintenir en activité.

Comme le souligne Martin Kessler, chef des opérations scientifiques de l'Agence spatiale européenne « leur longévité est un témoignage de l'attention avec laquelle les équipes industrielles ont construit ces satellites, de la façon dont les équipes de projet les font fonctionner et de l'ingéniosité des scientifiques qui continuent d'imaginer de nouvelles investigations scientifiques ».

Concrètement, les missions de l'Esa Cluster, Integral, Planck, Proba-2, Mars Express, Venus Express et XMM-Newton et celles menées en coopération internationale (Cassini, Hubble, Soho et Hinode) fonctionneront deux ans de plus. Certaines pourront même être prolongées de quatre ans, une décision qui sera prise dans deux ans si les programmes montrent encore le même intérêt.

Prolongement des missions

Sur le terrain, cette décision va permettre aux satellites solaires Hinode et Proba-2 d'observer la montée en puissance du Soleil dont le prochain pic d'activité magnétique est prévu pour 2013. En parallèle, Cluster mesurera les répercussions sur l'activité magnétique de la Terre. En planétologie, Mars Express et Venus Express poursuivront l'étude de leur planète respective et Cassini son ballet autour de Saturne et ses mondes.

Les phénomènes les plus violents de l'univers continueront à être étudiés par Integral et XMM-Newton. Enfin, Planck, dont la durée de vie initiale était très courte en raison de ses instruments qui nécessitent un fonctionnement à très basse température, continuera à fournir des données sur les premiers instants de l'univers. Les scientifiques utiliseront autrement les données du capteur de basses fréquences embarqués sur le satellite.

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