Comme premier client, le nouveau bassin d'essai du centre de recherche de Langley (Nasa) a testé le futur véhicule spatial d'exploration des États-Unis. © Nasa/Sean Smith

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Orion, la capsule spatiale de la Nasa, testée... dans une piscine

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Le futur véhicule spatial d'exploration de la Nasa a inauguré le nouveau bassin d'essai du centre de recherche de Langley. Il s'agit de s'assurer que la capsule est suffisamment robuste pour encaisser un amerrissage au retour d'une hypothétique mission lointaine.

Si le secteur privé est en charge du successeur de la navette pour des missions en orbite basse de transport de passagers et de fret, la Nasa développe actuellement un véhicule spatial conçu pour l'exploration lointaine. Ce MPVC n'est ni plus ni moins que l'Orion du programme Constellation d'exploration lunaire. Malgré l'abandon de ce retour sur la Lune, le président américain a pris la décision pleine de bon sens de capitaliser sur ce qui avait déjà été fait et de poursuivre le développement d’Orion en l'adaptant à de nouveaux objectifs.

Initialement Orion devait être utilisé pour des missions à destination de la Station spatiale et de la Lune. Aujourd'hui la Nasa compte l'utiliser pour visiter des astéroïdes, voire pour des missions sur la planète Mars.

D’un poids de plus de 10 tonnes et se déplaçant à quelque 40 km/h, cette maquette simule l’amerrissage d’Orion-MPCV de retour d’une mission martienne ou sur un astéroïde. © Nasa/Sean Smith

Crash test en piscine

En attendant ces échéances lointaines, le développement de la capsule se poursuit avec une série de tests dans le nouveau bassin d'essais du centre de recherche de Langley. Commencés en début de mois, ils ont pour objectif de certifier la capsule en simulant l'angle d'entrée et l'amerrissage de la capsule de retour d'une mission martienne ou sur un astéroïde.

L'engin utilisé pour ces essais est une maquette similaire en taille et en forme du MPCV (Multi-Purpose Crew Vehicle). Elle est seulement un peu plus rigide pour résister aux nombreuses chutes qu'elle va subir pendant cette campagne d'essais. Chaque test, qui dure quelques secondes, simule des conditions de rentrée atmosphérique (angle et vitesse) et d'amerrissage se rapprochant autant que possible d'une variété de missions de retour d'orbite.

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