Pour son deuxième tir de l’année, SpaceX a réussi la mise à poste du satellite de télécommunication SES 9 (5,3 tonnes). Il s’agit du deuxième lancement d’un satellite SES par SpaceX sur les six contrats de lancement engrangés par la société d’Elon Musk. Le prochain lancement verra le retour en vol d’une capsule Dragon à destination de la Station spatiale internationale.
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L'opérateur de satellite SES, qui voulait une mise à poste rapide de son SES 9, a été servi. Pas moins de quatre reports de tirs depuis le 24 février ! Finalement, après une météométéo capricieuse, avec des ventsvents de haute altitude soufflant à plus de 70 m/s, un bateau dans la zone d'exclusion de la trajectoire du lanceurlanceur, des difficultés récurrentes à le remplir avec de l'oxygèneoxygène liquide surréfrigéré (une température plus basse dans le but d'en mettre plus dans le réservoir) et enfin un démarrage de moteurs qui s'est interrompu, Falcon 9Falcon 9 a finalement pu décollé cette nuit.

Le satellite SES 9 a été séparé du lanceur 31 minutes après son lancement et atteint son orbiteorbite avec un apogéeapogée à 40.600 kilomètres d'altitude. Il s'agissait du deuxième lancement de l'année, après le tir réussi du satellite océanographique Jason 3 en janvier. Construit par Boeing Satellite Systems, SES 9 est conçu pour fonctionner pendant au moins 15 ans en orbite géosynchroneorbite géosynchrone avec une charge utile de 12,7 kilowatts et 57 répéteursrépéteurs haute puissance en bande Ku. Il sera positionné à 108,2 degrés est et couvrira l'Asie du sud, l'Indonésie et les Philippines.

La trajectoire de Falcon 9. Un lancement qui confirme la grande adaptabilité de ce lanceur capable de faire le grand écart entre la demi-tonne de Jason 3 (précédent vol) et les 5,3 tonnes de SES 9. © SpaceX

La trajectoire de Falcon 9. Un lancement qui confirme la grande adaptabilité de ce lanceur capable de faire le grand écart entre la demi-tonne de Jason 3 (précédent vol) et les 5,3 tonnes de SES 9. © SpaceX

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Sans surprise, et comme lors de la précédente tentative, SpaceXSpaceX a raté la récupération de l'étage principal du lanceur. Il s'est écrasé sur la barge d'atterrissage en raison d'une vitessevitesse de retour très élevée, comme le souligne Elon Musk dans un tweet, « je n'espérais pas un succès, mais il y a de bonnes chances pour le prochain lancement ».

Cette vitesse excessive s'explique par la volonté de réduire le temps nécessaire au satellite SES 9 pour rejoindre son orbite définitive. Avec plus de six mois sur le calendrier initial (en raison de l'échec du tir du mois de juin), l'opérateur de satellite SES a obtenu de SpaceX un ajustement du profil de vol de façon à augmenter la poussée et donc la vitesse de libération du satellite qui s'est retrouvé sur une orbite plus haute que prévu. Au lieu des 93 jours initialement prévus, le satellite va rejoindre son orbite en seulement 45 jours. Il pourra débuter ses tests dès le mois de mai en vue d'une entrée en service commercial dans le courant du mois de juin. Il sera prêt pour diffuser les Jeux Olympiques de Rio (Brésil) qui s'ouvriront le 5 août 2016.

SES 9 utilise un système de propulsion électrique pour circulariser son orbite géostationnaireorbite géostationnaire, ce qui explique ce délai de plusieurs semaines pour la rejoindre. Concrètement, la mise à poste du satellite se fera en deux temps. Après le séparationséparation d'avec le lanceur, le satellite utilisera un moteur d'apogéemoteur d'apogée biliquide chimique pour atteindre rapidement une orbite synchronesynchrone de 24 heures (7 allumages du moteur sont prévus) puis de la propulsion électrique pour circulariser l'orbite finale et supprimer l'excentricitéexcentricité à 36.000 kilomètres au-dessus de l'équateuréquateur.