À 80 kilomètres d'altitude, le promontoire sur la Terre et le point de vue qu'auront les futurs touristes spatiaux d’Armadillo Aerospace sont spectaculaires. Ici le Rio Grande vu depuis une altitude de près de 80 kilomètres. © Armadillo Aerospace

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En image : Armadillo Aerospace teste secrètement sa future fusée

ActualitéClassé sous :Astronautique , tourisme spatial , accès à l'espace

Armadillo Aerospace, une des nombreuses start-up engagées dans la course à l'espace, poursuit le développement de son système de lancement. Elle vient de lancer dans l'espace une fusée Stig-A, dont on retient moins la réussite que les images de la Terre acquises pendant la mission. De quoi donner un avant-goût de ce que seront les futures petites excursions dans l'espace.

Le 28 janvier dernier, Armadillo Aerospace a lancé avec succès une fusée Stig-A. Un lancement effectué en toute discrétion qui n'a pas été rendu public en raison de l'utilisation de technologies qui pourraient être utilisées pour le projet de véhicule suborbital habité et réutilisable que développe actuellement la firme Texane. À son apogée, la fusée a atteint l'altitude de 82 kilomètres.

Malheureusement, le système de récupération utilisé par Armadillo Aerospace n'a pas fonctionné exactement comme prévu. Ce ballute, que l'on peut voir en phase de déploiement sur l'image ci-dessous, est un croisement entre un ballon et un parachute. Ce dispositif de freinage est particulièrement bien adapté en haute altitude et à des vitesses supersoniques. C'est ce qu'utilisait la Nasa pour ses capsules des programmes Mercury, Gemini et Apollo.

Le ballute, le système de récupération de la fusée Stig-A, en phase de déploiement. © Armadillo Aerospace

Pour autant, le vol n'est pas un échec. Comme l'explique Neil Milburn, un des chefs du projet d'Armadillo Aerospace : « L'altitude atteinte dans ce deuxième vol est d'environ deux fois celle du tir précédent, en décembre 2011 et l'on a pu tester de nombreuses technologies de base nécessaires pour notre projet de véhicule suborbital habité réutilisable ». La prochaine étape consistera à lancer une fusée Stig-B pour atteindre l'altitude des 100 kilomètres. Son lancement depuis le Spaceport America est prévu pendant le printemps 2012.

Décollage de la fusée Stig-A précurseur d'un système de lancement réutilisable. © Armadillo Aerospace

Bien moins médiatisque que Virgin Galactic ou SpaceX, Armadillo Aerospace n'en est pas moins un acteur prometteur de ce futur marché. En septembre 2011, la Nasa le choisissait pour des vols suborbitaux dans le cadre de CRUSR, un programme qui vise à encourager le secteur privé à investir dans le développement de systèmes de transport réutilisables capables d'évoluer entre 20 et 100 kilomètres d'altitude.

Enfin, Space Adventures, connu pour la commercialisation de vols touristiques à bord de la Station spatiale internationale et autour de la Lune, est également positionné sur le marché des vols suborbitaux. En mai 2010 elle a signé un contrat d'exclusivité concernant la commercialisation des futures capacités de lancement d'Armadillo Aerospace pour vendre des places pour des vols à 100 kilomètres d'altitude. Reste que l'avenir des vols suborbitaux touristiques est en suspens. Les promesses du début des années 2000 s'éloignent à mesure que la mise au point des systèmes de lancement privés prend du retard. Les premiers vols commerciaux ne sont pas attendus avant 2014.

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