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Explosion d'un lanceur Zenit sur la plate-forme flottante Sea Launch

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Un lanceur Zenit 3SL de l'organisation Sea Launch a fait explosion dans la nuit du 30 janvier au moment de la mise à feu, endommageant sérieusement la plate-forme flottante Odyssey et détruisant le satellite de communications qu'il transportait.

Il était 15h22 locales sur le littoral pacifique des Etats-Unis et 23h22 TU lorsque le compte à rebours atteignit zéro, déclenchant la mise à feu du moteur RD-170 du premier étage. Les techniciens, qui se trouvaient à ce moment dans le navire de commandement à distance de sécurité, virent alors la fusée s'élever brièvement, puis interrompre son ascension après n'avoir parcouru que quelques mètres et retomber sur elle-même, provoquant une gigantesque explosion et une boule de feu qui a rapidement recouvert la plate-forme entière.

Les causes de la déflagration ne sont actuellement pas connues, mais suivant les premières constatations, la défaillance se serait produite durant la première seconde après la mise à feu. Aucun blessé n'est à déplorer, l'ensemble du personnel étant évacué par mesure de sécurité lors de chaque lancement.

Aucun communiqué, jusqu'à présent ne permet d'évaluer les dégâts subis par la plate-forme de lancement. Cependant, l'accident s'est déroulé selon le pire scénario envisageable, c'est-à-dire au niveau de la structure. De plus, il semble que le lanceur, dans sa chute, se soit renversé et ait provoqué d'importants dégâts structurels aux installations.

Explosion du lanceur une seconde après la mise à feu. Crédit Sea Launch.

Dans un communiqué, Paula Korn, représentante de la société Sea Launch, annonce qu'une commission d'enquête a été créée pour déterminer les causes de l'explosion, mais que la flottabilité de la plate-forme, qui avait été aménagée au départ d'une plate-forme de forage en mer, n'avait pas subi de conséquences.

La plate-forme flottante de lancement. Crédit Sea Launch.

Le lanceur Zenit 3SL pèse 472 tonnes au décollage, pour une hauteur de 60 mètres. Son premier étage comprend un moteur RD-170 à quatre chambres de combustion à tuyères orientables fonctionnant au kérosène et oxygène liquide, assurant une poussée de 740 tonnes au décollage. Ce même moteur équipait aussi le premier étage du lanceur lourd soviétique Energya.

Ce tir devait mettre en orbite le satellite de télécommunications NSS 8 pour le compte de NEW SKIES de l'opérateur SES, de La Haye (Pays-Bas), destiné à assurer la distribution de programmes de télévision depuis une position par 57° est au-dessus de l'océan Indien.

La coiffe contenant le satellite NSS 8, peu avant son intégration au lanceur. Crédit Sea Launch.
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