Les sport à pivot, comme le football ou le basket, présentent un risque de rupture du ligament croisé du genou. © karaboux, Adobe Stock
Santé

Rupture du ligament croisé du genou : symptômes et traitement

Question/RéponseClassé sous :Corps humain , genou , ligament du genou

Les ligaments croisés ont pour rôle de stabiliser le genou. Une rupture ou une déchirure de ces ligaments croisés, assez fréquente chez les sportifs est très douloureuse. Comment la reconnaître, comment la soigner et s'en prémunir ?

Les ligaments croisés du genou (antérieur et postérieur) ont pour rôle de maintenir et stabiliser l'articulation en contrôlant la torsion du genou. Lors d'un mauvais mouvement ou d'un choc, le ligament peut s'étirer, se déchirer partiellement ou entièrement ; on parle alors de rupture du ligament croisé. Le plus souvent, la rupture concerne le ligament croisé antérieur (LCA), qui empêche le tibia de partir vers l'avant. Environ 50% des lésions du ligament s'accompagnent d'une lésion au ménisque, au cartilage ou à d'autres ligaments.

La rupture du ligament croisé est généralement liée à la pratique de sports où le genou est amené à pivoter ou à se tordre, comme le football, le volley, le handball, le ski ou le tennis. Lorsqu'un certain seuil de torsion est atteint, le ligament se rompt. Les sports avec de nombreux sauts ou les sports de contacts (judo, karaté...) sont également à risque.

Symptômes d’une rupture du ligament croisé du genou

  • craquement lors de la rupture
  • douleur aigüe
  • genou qui enfle en quelques heures
  • sensation de «déboitement» (genou qui part sur le côté puis revient dans l'articulation lorsqu'on le bouge)
  • impossibilité de marcher ou d'appuyer sur le genou

Des tests spécifiques (tests de Lachman et du ressaut) permettent de confirmer le diagnostic.

Rupture du ligament croisé antérieur (LCA). © rob3000, Adobe Stock

Rupture du ligament croisé du genou : faut-il opérer ?

Il faut savoir que le ligament ne va pas se «reconstruire» tout seul. Il existe deux traitements : la rééducation, qui vise à compenser l'absence de ligament afin de permettre au genou de rester stable, et la chirurgie. La rééducation suffit pour reprendre une vie normale mais ne permet pas de retrouver une mobilité aussi grande qu'avant. De plus, l'instabilité chronique du genou (surtout dans la rupture du LCA) risque de favoriser, à terme, l'apparition d'arthrose par usure du cartilage et du ménisque.

La décision d'opérer se prend en fonction de chaque individu. Elle est notamment préconisée en cas de :

  • sportif de haut niveau qui souhaitent reprendre son activité au même niveau
  • antécédents de problèmes de ligaments ou personne ayant une fragilité particulière
  • blessure complexe ou associée (lésion du ménisque par exemple)

L'opération consiste à remplacer le ligament par le fragment d'un autre tendon de l'ischio-jambier. Elle intervient une fois que le genou a dégonflé, entre 1 et 6 mois après l'accident. L'hospitalisation dure de 1 à 2 jours, suivie d'une période de rééducation d'environ 4 mois. La reprise d'une activité sportive complète n'est possible qu'après une période de 6 à 8 mois.

Rupture du ligament croisé du genou : les mesures préventives

Une technique sportive inadéquate est souvent à l'origine d'un mauvais mouvement. La rupture du ligament est également favorisée par la fatigue, une faiblesse musculaire ou une instabilité de la cheville. Voici quelques conseils pour prévenir ces mauvais mouvements.

  • travailler son équilibre (proprioception)
  • renforcer sa musculature, notamment au niveau des fessiers et du mollet
  • acquérir des réflexes de stabilisation (par exemple en contractant automatiquement le muscle dans une situation de torsion)
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